En route vers une nouvelle SDC au centre-ville

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Philippe Vachon, de Lubie, a plaidé pour la création d'une nouvelle SDC devant une trentaine de commerçants et de gens d'affaires du centre-ville.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Une trentaine de commerçants et de gens d'affaires du centre-ville se sont réunis tôt mardi matin pour discuter de la résurrection de la Société de développement commercial (SDC) du centre-ville. La réunion, qui visait à répondre aux questions et à dissiper les doutes, n'aura pas attiré d'opposants.

«Avec la nouvelle SDC, on vient appuyer nos forces. Nous serons tous gagnants. Nous ferons vivre le coeur de Sherbrooke.»

« En 2011, nous avons créé l'Association des gens d'affaires du centre-ville avec une adhésion sur une base volontaire. Nous avons fait beaucoup de choses avec peu de moyens, dont l'événement Bouffe ton centro et l'affichage dans les vitrines des locaux vacants pour qu'ils soient attrayants. Nous avons atteint le maximum du financement potentiel sur une base volontaire et plusieurs ont manifesté l'intérêt qu'il se passe quelque chose dans leur secteur aussi, pas seulement sur Wellington », explique le porte-parole de l'Association de gens d'affaires du centre-ville Jean-François Bédard.

M. Bédard estime que l'Association compte sur un budget approximatif de 50 000 $ par année alors que la SDC, avec une cotisation obligatoire de 300 $ par commerçant, disposerait de 200 000 $. « Nous aurions les moyens de nos ambitions. Nous deviendrions un organisme qui propose des solutions à des problèmes quotidiens, comme celui du stationnement. Ça accélèrerait la revitalisation du milieu. »

Le territoire de la future SDC, dont la formation doit être confirmée par un processus légal comportant plusieurs étapes, dont la présentation d'une pétition au conseil municipal, serait compris entre les rues Belvédère, Montréal, Bowen et Galt, en incluant le Marché de la gare. Le conseil d'administration compterait six membres élus, un conseiller municipal et deux personnes désignées par les membres élus.

En passant d'une Association de gens d'affaires à une SDC, Jean-François Bédard estime que le budget consacré à l'animation du centre-ville passerait de 31 000 à 50 000 $. Celui de la promotion grimperait de 17 000 à 40 000 $. Un poste budgétaire est aussi prévu pour une ressource à temps plein qui oeuvrerait au développement du centre-ville.

« Pour les gens de bureaux, ils voient la SDC comme quelque chose de commercial dont ils ne retireront rien. Mais pour la plupart, ils ne s'opposeront pas et ils verront que nous ne les oublions pas. Au bout du compte, ils trouveront leur compte. Il y a des gens qui ont été échaudés dans le passé. Nous avons étudié l'ancienne SDC pour voir ce qui avait fonctionné et ce qui avait moins bien marché. Nous avons bâti là-dessus. »

Philippe Dussault, de Must Urbain, est un promoteur immobilier qui appuie le projet. « La vision me rejoint. Il y a de la place pour bonifier l'aspect résidentiel du centre-ville pour amener d'autres sortes de clientèles. Pour avoir des gens qui dépensent, il faut arriver avec une offre locative intéressante. »

Louise Bourgault, directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke, se range aussi derrière le projet. « Avec la nouvelle SDC, on vient appuyer nos forces. Nous serons tous gagnants. Nous ferons vivre le coeur de Sherbrooke. »

Pour Philippe Vachon, de Lubie, la vision est légèrement différente. « Nous avons acheté un édifice sur la rue Albert et nous avons remplacé des lofts par nos bureaux. Au lieu d'avoir quatre locataires, nous avons 50 personnes qui travaillent au centre-ville. Pour nous, il faut que nos employés trouvent ça cool de venir travailler au centre-ville. Le milieu de vie, c'est ce que les employés recherchent. Ça fait sept ans que je suis au centre-ville et ça fait sept ans que je trouve que ça n'avance pas assez vite. »

La première étape du processus, qui verrait son aboutissement vers le mois d'avril, sera le dépôt de la pétition au conseil municipal le 19 janvier.

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