Budget: Danielle Berthold s'en prend aux dissidents

Danielle Berthold... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Danielle Berthold

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(SHERBROOKE) La conseillère Danielle Berthold s'en est pris directement à ses collègues s'étant opposés au dépôt du budget, lundi au conseil municipal. Sans nommer un conseiller en particulier, elle a invité les dissidents à être proactifs et à suggérer des solutions lors des périodes de débats.

« Je respecte le choix de mes confrères et consoeurs de travail d'avoir voté contre le dépôt du budget. Durant les deux jours du lac-à-l'épaule, soit le 29 et 30 novembre dernier, les élus avaient le choix de se manifester et de faire des propositions constructives pour le budget de la ville. Ça n'a pas été fait et on se permet de se faire du capital politique ce soir (lundi) en votant contre le budget. Je trouve ça tout simplement déplorable. Ça me déçoit un peu », a-t-elle lancé pendant la période des messages.

« La prochaine fois, quand il y aura un lac-à-l'épaule de deux jours, je vous invite à participer aux discussions, à apporter des points positifs pour faire en sorte de faire avancer notre ville. Peut-être en arriverons-nous à ce que vous votiez vous aussi de façon positive sur le budget dans les prochaines années. »

«La prochaine fois, quand il y aura un lac-à-l'épaule de deux jours, je vous invite à participer aux discussions.»

Hélène Dauphinais, qui intervenait quelques minutes plus tard, a réagi. « Je ne sais pas au juste à qui elle fait référence, mais parfois on soumet une idée et on voit tout de suite qu'il y a plus ou moins de réceptivité, alors on se dit qu'on ne se fera pas tomber dessus dix fois. On comprend que ce n'est pas par là que le vent souffle. »

Ce à quoi le président du comité exécutif Serge Paquin a répliqué. « C'était mon 25e exercice du genre. Jamais je n'ai présumé de l'opinion de mes collègues. Mme (Nicole) Bergeron par exemple a soumis ses propositions. Certaines n'ont pas été acceptées, mais certaines ont été acceptées. Je vous encourage pour l'avenir à faire confiance à vos collègues et à exposer vos arguments. »

Julien Lachance ne s'est pas senti visé. « J'ai soumis mon idée au lac-à-l'épaule et nous avons fait une discussion d'une heure sur le sujet. Je ne me suis pas impliqué pour me faire du capital politique ou pour plaire. Quand on voit qu'il y a une dérape, c'est mon rôle de le signaler avant que la situation devienne hors de contrôle. »

Rappelons que M. Lachance a enregistré sa dissidence lors du dépôt du budget. Il souhaitait que les élus accordent plus d'attention au poste de dépense le plus important : la masse salariale. « Ça n'enlève rien à la qualité de nos gens. Nous n'avons peut-être pas la force de négociation dont nous avons besoin pour apporter les correctifs nécessaires, mais ça ne veut pas dire de laisser aller. Il faudrait se pencher là-dessus. »

Annie Godbout, aussi dissidente, considérait que tous avaient fourni des idées lors du lac-à-l'épaule. « Les gens nous élisent pour avoir des opinions et je fais les choses avec conviction, donc je ne me suis pas sentie attaquée. Il faut garder le cap même si c'est difficile de dire non à un projet. Après, c'est aux électeurs de juger de ce qu'on est. C'est particulier d'entendre ça de ses collègues. Nous n'avons pas à être 100 % d'accord avec les positions du comité exécutif. Je crois beaucoup aux débats. »

Autre opposant au budget, Jean-François Rouleau estime avoir fait part de son opinion à plusieurs occasions. « Je me permets de préciser respectueusement que le conseil a le pouvoir seulement en public. De plus, avec la présence du parti, certains propos sont stratégiquement d'ordre public. »

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