L'UdeS doit encore sabrer 3,3 M $

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(Sherbrooke) Environ 3,3 M$ : c'est la somme qu'il reste à trouver par l'Université de Sherbrooke afin de parvenir à l'équilibre budgétaire d'ici la fin de l'année financière 2014-2015, qui se termine le 30 avril 2015.

Le dernier état de situation a été fait au conseil d'administration de l'institution cette semaine.

Plus tôt cet automne, l'UdeS estimait qu'il lui restait encore 2,4 M$ à récupérer; toutefois, de nouvelles coupes se sont ajoutées.

« Le défi demeure important pour l'année qui vient, commente Martin Buteau, vice-recteur aux ressources humaines et financières, également recteur adjoint. Comme je disais au conseil d'administration, on ne baisse pas les bras. Plus le temps passe, plus la marge de manoeuvre devient difficile... »

La prochaine grande étape, indique M. Buteau, sera la tenue du prochain conseil d'administration, où l'instance se prononcera sur les orientations budgétaires. « On va voir dans quel cadre on doit préparer le prochain budget », indique-t-il. « Est-ce que le conseil d'administration accepterait l'idée d'un déficit? » illustre M. Buteau lorsqu'on lui demande quel genre de décision devra prendre le conseil sur les orientations budgétaires. « C'est sûr qu'il y aura une discussion très importante. »

En cas de déficit, l'établissement serait alors tenu de produire un plan de redressement.

Pourrait-on voir des programmes de formation disparaître? « Tout se discute en ce moment. Quand on interpelle les facultés, elles regardent à l'intérieur de leur fonctionnement, leur offre de programmes. Au moment où on se parle, il demeure possible qu'il y ait des réaménagements, voire des abolitions de programmes dans certaines facultés. »

Selon M. Buteau, l'UdeS a commencé à aborder les syndicats sur un certain nombre de concessions. Certaines mesures avancées auront davantage d'impacts pour l'année financière 2015-2016, étant donné que la présente année financière est passablement avancée. Certaines mesures, comme une diminution du perfectionnement, avaient été refusées par le passé par certaines instances syndicales.

« C'est un secret de polichinelle que les demandes faites il y a deux ans pourraient être remises sur la table : ce qui n'était pas envisageable il y a deux ans le deviendra-t-il maintenant? »

Au début de l'automne, on apprenait que l'UdeS avait dans sa mire environ 83 postes réguliers. Martin Buteau n'avait pas en main le dernier décompte du nombre d'emplois ciblés. Quant au nombre d'employés qui ont accepté une réduction volontaire de la semaine de travail, de 35 heures à 32 heures, M. Buteau estime qu'ils sont quelques dizaines d'employés à avoir adhéré à cette mesure; il s'agit toutefois d'une estimation. L'établissement s'attend à avoir plus de réponses au retour des Fêtes.

Au total, l'ordre de grandeur des compressions en 2014-2015 est de 30 M$ à l'UdeS; des compressions supplémentaires se sont ajoutées après l'adoption d'un budget déficitaire le printemps dernier. L'UdeS évalue pour le moment que le manque à gagner pour la prochaine année financière sera de l'ordre de 22,5 M$, sans compter que la donne pourrait changer avec le prochain budget provincial. Les étudiants seront aussi appelés à contribuer davantage par l'entremise des frais institutionnels obligatoires (FIO).

Par ailleurs, le conseil d'administration a entériné l'entente de principe intervenue avec le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UdeS (SCCCUS) pour le renouvellement de la convention collective.

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