La Ville autorise la vente du terrain à Ström spa

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Julien Lachance

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a autorisé la vente du terrain situé à l'angle des rues Roy et Sainte-Thérèse, immédiatement à l'est du pont Jacques-Cartier, à l'entreprise Ström spa inc. pour la construction d'un spa urbain en bordure de la rivière Magog.

Tel que l'annonçait La Tribune en octobre, la compagnie Ström spa, établie à L'Île-des-Soeurs, cherche à allier spa nordique et modernité. Elle cherche à s'établir à Sherbrooke avec un projet de 5 M $ qui permettrait la création de 60 emplois, 100 après 18 mois d'activités.

Le terrain en question, qui doit être décontaminé, sera cédé par la Ville pour la somme de 1 218 000 $. L'entreprise compte acquérir ce site après deux ans de recherche sur le territoire de la ville de Sherbrooke. Les sites étudiés devaient permettre d'allier espaces verts et cours d'eau.

Le terrain convoité, occupé par Destination Sherbrooke, a une superficie de 10 956 m carrés. La valeur marchande du terrain a été estimée à 1 273 635 $, mais sont déduits de cette valeur les coûts de la décontamination, la moitié des honoraires pour les études environnementales et la valeur de la servitude pour utilités publiques que la Ville conservera.

Danielle Gilbert, directrice du Service de la planification et du développement urbain à la Ville de Sherbrooke, a expliqué que la piste cyclable longeant la rivière Magog et la rampe de mise à l'eau devraient être relocalisées.

« Le site semble convenir parce qu'il est plus ou moins aménagé. Sur le plan de l'esthétique et de l'entretien, il y a du travail à faire. Si l'aménagement et la vocation du site avaient été bien structurés, nous ne l'aurions probablement pas considéré. L'aménagement permettrait notamment la conservation d'une bande riveraine.

« Le bâtiment en forme de demi-lune respecte le profil de la rivière et du terrain. Le promoteur disposerait de trois ans pour réaliser le projet et la Ville détiendrait un droit de premier refus en cas de vente. »

Le conseiller Julien Lachance, qui a enregistré sa dissidence, s'est dit surpris de la faible valeur du terrain. « Nous sommes sur le bord de l'eau, mais ça ne me semble pas reflété dans le prix. Je ne suis pas contre le projet, mais contre le fait qu'on crée une brèche dans l'intention démontrée de la Ville de détenir les terrains en bordure des berges. »

Danielle Gilbert a précisé que la valeur des terrains comparables a été considérée.

Marc Denault a déploré que la Ville n'aille pas en appel d'offres pour la vente du terrain. « Rien ne nous y oblige », a répondu le président du comité exécutif Serge Paquin.

Danielle Berthold, elle, trouve flatteur qu'un promoteur s'intéresse à Sherbrooke considérant le nombre de citoyens qui se rendent à l'extérieur de la ville pour fréquenter des commerces du même type.

Nicole Bergeron a souligné qu'il serait important pour la Ville d'avoir un plan d'ensemble pour le développement des berges.

La réalisation du projet nécessite un changement de zonage. La vente du terrain est donc conditionnelle à cette modification pour permettre l'usage de spas. Un nouvel atelier serait construit sur un terrain de la Ville, afin de remplacer celui existant. Un budget de 400 000 $ est requis pour construire un bâtiment abritant l'atelier et l'aménagement du site par la Ville. Une partie des revenus de la vente pourrait être affectée à cette reconstruction.

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