Nikitotek aura un toit rigide payé par le privé

La place Nikitotek sera coiffée d'un toit rigide, non rétractable, dès l'été... (Photo site web Place Nikitotek)

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(SHEBRROOKE) La place Nikitotek sera coiffée d'un toit rigide, non rétractable, dès l'été prochain. L'infrastructure de 750 000 $ sera entièrement remboursée par le privé, alors que Québec Issime assumera les coûts à raison de 75 000 $ par année.

« Le financement sera réalisé par la Ville de Sherbrooke puisqu'il s'agit d'un équipement municipal. Nous ne pouvons pas permettre à un tiers d'investir dans nos équipements, alors la Ville sera compensée par un revenu de 75 000 $ année pendant dix ans », nuance le maire Bernard Sévigny.

« Il s'agit de la concrétisation de la volonté du conseil municipal de travailler avec le privé pour réaliser le spectacle de Cow-boys, mais éventuellement, sur une dizaine d'années, la réalisation d'autres spectacles à l'abri de l'eau. »

La Ville possède donc une entente de principe qui deviendrait caduque seulement si Québec Issime déclarait faillite. « L'entreprise fonctionne depuis une vingtaine d'années et se produit à la place des Arts depuis 10 ans. Elle a une bonne réputation. Pour que l'entente ne tienne plus, il faudrait que Québec Issime ferme ses portes. Nous n'entrevoyons pas dans le développement de cette entreprise qu'elle serait à risque dans les dix prochaines années. Est-ce que ça veut dire qu'elle pourrait arriver dans trois ans avec un autre spectacle? Oui. Il peut y avoir de la variété, mais l'entente n'est pas avec le spectacle mais avec l'entreprise », précise M. Sévigny.

Le conseiller Pierre Tardif s'est d'ailleurs inquiété des garanties données par le promoteur. « Je comprends que Québec Issime a beaucoup d'expérience et a les reins solides, mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. Qu'arrive-t-il si la compagnie ne peut plus assumer sa dette? »

La solvabilité de l'entreprise sera auditée au moment de signer l'entente, a-t-on répondu.

Le président de Destination Sherbrooke Rémi Demers, s'est montré très fier de l'entente. « Nous ne pouvions rêver de mieux, soit une entente à long terme. L'implication du privé marque un tournant dans l'histoire de la place Nikitotek. Il était hors de question que les citoyens assument la pleine charge du toit. Ça demeure une scène extérieure, mais le toit devrait aussi avoir un effet d'atténuation sur le bruit. »

« Un sapin »

Marc Denault propose pour sa part de confier la place Nikitotek à Animation Centre-ville pour affecter le personnel de Destination Sherbrooke à d'autres projets.

Annie Godbout a affirmé avoir l'impression de « se faire passer un sapin. Une entente sur dix ans, c'est surréaliste, d'autant plus que nous subventionnons le spectacle en donnant 225 000 $ par année. Pour moi, ce n'est pas un produit d'appel, c'est une salle de spectacles. J'aurais préféré qu'on garde notre argent pour autre chose. Je suis déçue. »

« Il faut relativiser les affaires. C'est sexy de ne pas aimer la place Nikitotek, mais je fais confiance à mon collègue Rémi Demers. Le fait d'avoir un promoteur qui s'investit pendant dix ans fait sérieux », a commenté Bruno Vachon, qui croit qu'il sera désormais plus facile de « vendre » la place Nikitotek à d'autres promoteurs. Il a aussi souligné qu'il serait possible d'ouvrir la scène sur une plus longue période.

Bernard Sévigny n'a pas écarté la possibilité que la place Nikitotek soit éventuellement déplacée. Elle demeurerait toutefois au même endroit pour les deux prochaines années.

Les dates exactes du spectacle Cow-boys, de Willie à Dolly seront annoncées prochainement.

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