50 ans à alléger des têtes

Le propriétaire du Salon Murray, André St-Pierre, a... (Imacom, Maxime Picard)

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Le propriétaire du Salon Murray, André St-Pierre, a célébré ses 50 ans de travail, en compagnie de sa conjointe Micheline St-Pierre, qui fêtait pour sa part ses 33 ans de service. En guise de surprise, le tout premier client de M. St-Pierre, Richard Royer, est passé se faire coiffer au salon de la rue King Est.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Il y a 50 ans, André St-Pierre entrait au Salon Murray pour son baptême du feu comme barbier professionnel. C'est Richard Royer, un ami de sa conjointe d'autrefois, qui fut alors son premier client.

Tout indique qu'il était satisfait, puisqu'il était de retour samedi sur la chaise du barbier, qui soulignait son anniversaire professionnel en compagnie de proches et de clients fidèles. «J'ai coiffé Ti-Blanc Richard, Jim Battistini, plusieurs joueurs de hockey du temps où on avait les Canadiens de Sherbrooke... tout le club venait ici!» se rappelle M. St-Pierre.

En 50 ans, les clients ont évidemment changé. Les méthodes de travail aussi? «C'est resté pas mal pareil, sauf que je suivais la mode!» dit simplement M. St-Pierre.

Celui-ci a été formé à l'école Moreau, à Montréal. Il s'est fait la main dans l'armée avant de pratiquer auprès de la clientèle civile.

Sur ses 50 ans de travail, il en a effectué seulement deux à l'extérieur du Salon. Il a d'ailleurs acheté l'entreprise (qui, elle, a 60 ans) après 13 ans de travail, et la bâtisse qui l'abrite un peu après.

Lorsque l'un de ses collègues a pris sa retraite il y a 33 ans, M. St-Pierre a cherché quelqu'un pour le remplacer. Il a trouvé la personne idéale pas trop loin : sa conjointe Micheline St-Pierre. «Les premières années je restais à la maison, mais quand l'autre barbier qui travaillait ici a arrêté, j'ai pris la relève», raconte-t-elle.

André lui a donc montré les bases du métier, elle a fait les examens, et depuis, elle coiffe des hommes aux côtés de son mari. La place fonctionne sur un système sans rendez-vous, pour une moyenne de 10 à 15 minutes par client.

Le couple continuera pour un certain temps à prendre soin de la tête des Sherbrookois, mais compte laisser place à la relève à court terme. Des propositions lui ont d'ailleurs été faites, mais rien n'a été conclu encore. «S'il y a des intéressés, qu'ils viennent nous voir», dit Mme St-Pierre, qui aimerait bien pouvoir former les nouveaux avant de prendre sa retraite.

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