Projet Cité-Jardin: loin d'un consensus

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Quelque 120 qui s'étaient déplacés pour participer à la consultation publique sur le projet, jeudi soir.

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(SHERBROOKE) Les résidants du secteur des rues Émile-Zola, Duvernay, Lionel-Groulx et Prospect sont divisés en ce qui concerne le projet Cité-Jardin, du Groupe Custeau, qui vise l'implantation d'une épicerie et de services liés à la santé au coin des rues Prospect et Lionel-Groulx. Une quinzaine de citoyens, sur les quelque 120 qui s'étaient déplacés pour participer à la consultation publique sur le projet, jeudi, se sont exprimés sans que ne soit dégagé un consensus.

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Michel Bédard

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Provoquant plusieurs inquiétudes au printemps dernier, le projet a été revu pour éliminer une voie d'accès à la rue Émile-Zola et pour en ajouter une sur la rue Jean-De Lafontaine. Le nombre d'étages pour le bâtiment qui accueillerait une clinique médicale et une pharmacie a été réduit à deux.

Céline Larose, qui demeure rue Prospect, s'est interrogée sur la pertinence d'un supermarché dans le secteur. Elle craint par ailleurs que la circulation ne s'intensifie sur la rue Prospect, où les citoyens déplorent la vitesse depuis plusieurs années déjà.

Michel Bédard a souligné que la sortie la plus naturelle pour les automobilistes venant de l'est et du sud se fera pas la rue Émile-Zola. «C'est la raison pour laquelle nous voulons rester avec le plan initial qui ne compte pas de supermarché.»

Chantal Mitterer pense pour sa part que le terre-plein du boulevard Lionel-Groulx forcera les automobilistes provenant de la rue Richard à utiliser la rue Sauvignon, ce qui entraînerait des problèmes de quiétude et une augmentation de la circulation.

Selon Jean-Yves Laflamme, personne ne s'oppose au zonage actuel. «Nous n'essayons pas de bloquer le développement commercial. Vous êtes en train de transformer un pôle de voisinage en pôle de quartier.»

Des citoyens ont aussi soulevé des inquiétudes quant à la pollution lumineuse et aux odeurs.

Pierre Pinard était de ceux qui se montraient favorables. «Un pôle de quartier entraînerait une meilleure vie communautaire. Je ne crois pas qu'il y aurait plus de circulation, parce que ceux qui habitent les rues Beckett et Duvernay passent déjà sur Émile-Zola. S'ils s'arrêtent à l'épicerie en chemin, ça ne changera rien à la situation actuelle. J'estime que les commerces de proximité consolideront la valeur des condos. S'il n'y a pas de commerces, il y aura quoi? Des logements de quatre étages? Là il y aura plus de circulation dans le quartier.»

«Il ne faut pas être trop alarmiste. Il faut être réaliste», a ajouté Marc Lamoureux.

Jean-François Poulin, urbaniste travaillant au projet, a précisé que plusieurs mesures de mitigation avaient été proposées à la Ville pour éviter que la rue Émile-Zola ne serve de transit. Il est entre autres suggéré d'interdire l'accès à cette rue à partir de la rue Duvernay. Des avancées de trottoir pourraient aussi être ajoutées.

Le promoteur Denis Custeau a pour sa part précisé que les deux épiceries déjà présentes dans le secteur, Maxi et Super C, offrent le même type de service. «On y achète en grosses quantités. Nous suggérons ce que nous qualifions de magasin boutiques, où on trouverait des boutiques de charcuterie, de boulangerie et de pâtisserie.» Il ajoute que la circulation importante au coin de Duvernay et Prospect est déjà un problème, avant même le développement commercial, et que la Ville devrait y installer des feux de circulation.

La conseillère Christine Ouellet a conclu que les opinions étaient partagées et qu'il apparaissait difficile de trancher. «Ce sont vraiment les citoyens qui décideront. Certains ont soulevé des inquiétudes dont je n'avais pas encore entendu parler, notamment sur les rues Richard et Sauvignon. Quant à la quiétude, c'est une réalité qu'il y en aura de moins en moins quoi qu'il arrive, puisqu'il s'agit d'une zone à haute densité de développement.»

Et s'il y avait statu quo? «Si on installe une clinique de physiothérapie avec un spécialiste très apprécié, la circulation ne viendrait plus uniquement du quartier, mais de tout le territoire de la ville de Sherbrooke. Ça peut faire partie du risque.»

Le conseil municipal statuera sur la suite des choses à la séance du conseil du 19 janvier.

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