L'avenir du projet de procréation assistée demeure incertain

Le projet d'offrir tous les services de procréation assistée au Centre... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Le projet d'offrir tous les services de procréation assistée au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) pourrait ne pas voir le jour.

Le projet de loi 20 du ministre de la Santé sonnerait le glas du très attendu centre de fécondation in vitro. Rappelons que Gaétan Barrette a décrété le gel de tout nouvel investissement dans la foulée de son projet de loi 20, ce qui pourrait condamner les projets des centres hospitaliers universitaires de Québec (CHUQ) et du CHUS, selon Le Devoir.

Jointe à ce sujet, Jacinthe Ouellette, directrice des communications au CHUS, n'a pas voulu trop s'avancer, se contentant de dire que le projet était toujours dans les cartons de la direction du centre hospitalier sherbrookois.

«Nous attendons de voir ce qui va arriver avec le projet de loi 20, dit-elle. Il pourrait y avoir des modifications ou des amendements.»

«Nous avons embauché une embryologiste. Elle travaille actuellement à l'hôpital Sainte-Justine à Montréal. Nous attendons et le go et le financement. Pour nous rien n'a changé.»

Il s'agit d'un autre coup dur pour ce projet pouvant aider les couples infertiles. D'abord prévus pour 2012, puis annoncés de nouveau en décembre 2013 par l'ex-ministre de la Santé Réjean Hébert, les travaux d'aménagement de 4,1 millions $ nécessaires à ce projet n'ont toujours pas été lancés.

Le projet consiste à aménager des laboratoires et des salles de consultation, à acquérir des équipements et à embaucher du personnel spécialisé.

Le CHUS offre déjà plusieurs services en procréation assistée, à l'exception des étapes ultimes comme le prélèvement d'ovules et le transfert d'embryon. Pour ces étapes, les patientes estriennes doivent se rendre dans une clinique de Montréal.

En novembre dernier, 63 patientes étaient sur la liste d'attente du CHUS pour un traitement de fertilité. Elles étaient 175 en 2010 quand on a instauré la gratuité de ces traitements.

«Nous sommes prêts à accueillir le programme, assure Mme Ouellette. Mais si la réponse est non, nous ne serons pas mal pris.»

«Le CHUS continue de prendre soin des femmes de la liste d'attente comme avant.»

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