Transport adapté: Vachon veut rencontrer le ministre Poëti

France Croteau... (Imacom, René Marquis)

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France Croteau

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Le président de la Société de transport de Sherbrooke (STS), Bruno Vachon, réclamera une rencontre avec le ministre des Transports du Québec Robert Poëti dès le retour des Fêtes au sujet du financement du transport en commun. C'est ce qu'il a déclaré mercredi  à l'assemblée ordinaire de la STS en réponse aux inquiétudes des usagers du transport adapté.

« À Sherbrooke, notre particularité, c'est que nous sommes très performants en matière de transport adapté, mais le financement n'est pas lié à la performance. Il est là le problème », a déclaré M. Vachon.

Le président de la STS a promis qu'il porterait ses préoccupations au palier supérieur. « On nous a demandé d'acheminer un document au ministère, mais nous leur remettrons plutôt en mains propres parce que nous avons des choses à dire. » M. Vachon a notamment mentionné avoir appris dans les dernières semaines que des fonds réservés au transport adapté n'étaient plus disponibles, ce qui représente un manque à gagner d'un peu plus de 200 000 $.

Ils étaient d'ailleurs encore une vingtaine d'usagers à s'être présentés à l'assemblée de la STS pour faire entendre leurs inquiétudes mercredi.

France Croteau, la coordonnatrice du Regroupement des usagers du transport adapté de Sherbrooke métropolitain, en avait contre la nécessité de réserver son transport au moins 24 h à l'avance. « C'est une mesure qui ne tient pas compte de la vie normale des personnes handicapées. Elle défavorise ceux qui ne peuvent pas faire leur demande par internet, parce que les lignes téléphoniques sont souvent occupées. Nous comptons sur vous pour vous battre avec nous pour qu'il y ait plus de financement au transport adapté. »

La question des quotas ou des places limitées dans le transport adapté a aussi refait surface. « Quand il n'y a pas de disponibilité, il arrive que des gens n'aient pas de transport. Nous avons pris des mesures pour libérer des places, en limitant les transports uniques en taxi et en partageant les places sur les différents trajets. Il ne doit pas y avoir de places vides dans un minibus quand il y a autant de demande. C'est ce que je veux dire quand je dis que tout le monde doit faire sa part », a affirmé Bruno Vachon.

Le président de la STS a rappelé que les membres du conseil d'administration ne sont pas insensibles à la cause. « Nous en parlons tous les jours depuis un mois et demi. Le service est là pour rester. Il n'est pas question qu'on arrête. Personne ne prend ces décisions froidement. »

Des usagers se sont dits heurtés que M. Vachon souligne que la STS reçoit en moyenne 400 annulations le jour même, chaque semaine, pour des transports qui avaient été réservés, alors qu'elle réalise environ 1000 transports chaque jour. « Ça pourrait donner l'impression que la majorité des personnes handicapées abusent », a déploré Élise Pigeon.

« Ce sont tout près de 100 annulations par jour, alors que nous parlons d'un manque de places dans les autobus. Si nous arrivions à réduire ce nombre de moitié, ce sont 200 places qui se libéreraient chaque semaine sans que nous injections un sou de plus », a précisé Bruno Vachon, tout en convenant que certains usagers ont des raisons tout à fait valables d'annuler à la dernière minute.

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