Enfin deux nouvelles écoles

La député de Richmond Karine Vallières accompagnait le président de... (Imacom, Julien Chamberland)

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La député de Richmond Karine Vallières accompagnait le président de la CSRS Gilles Normand et le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny pour une pelletée de terre protocolaire soulignant la construction de deux nouvelles écoles à Saint-Élie et Rock Forest.

Imacom, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Alors que les travaux vont bon train pour la construction de deux nouvelles écoles à Sherbrooke, la première pelletée de terre s'est officiellement tenue mercredi sur le chantier de l'école A, à la hauteur de la rue du Cardinal et du boulevard Circé dans Saint-Élie. Les établissements qui poussent peu à peu, pour un coût total de 18 M$, seront prêts à temps pour la rentrée 2015-2016 tandis que la Ville souhaite toujours l'ajout d'une troisième école primaire, celle-là le long du futur boulevard René-Lévesque.

L'école de Saint-Élie accueillera plus de 500 élèves et une quarantaine d'employés. Elle comprendra 18 classes, deux demi-classes ressources et trois maternelles. Elle aura une superficie de 4200 mètres carrés. À Rock Forest, l'école B, implantée au coin des rues Bertrand-Fabi et André-Mathieu, accueillera 350 élèves dans 12 classes, une classe ressource et deux maternelles. Elle aura une superficie de 2800 mètres carrés.

Pour le conseiller de Saint-Élie, Julien Lachance, il s'agit de l'aboutissement de plusieurs années d'efforts. « C'est une grande joie de voir que ça se réalise. Je me souviens que la première fois que je suis intervenu dans ce dossier-là, ma fille qui est rendue à 30 ans entrait à la maternelle. À l'époque, il était question d'agrandir l'école Alfred-Desrochers. Nous étions allés jusqu'à faire les plans d'une école, que nous voulions bâtir nous-mêmes, en demandant au gouvernement de nous donner l'argent qu'il dépensait en transport pour nos enfants.

« Il y a eu beaucoup d'énergie d'investie par les parents pour y parvenir. C'est un combat qui a duré plus de 20 ans », ajoute-t-il, précisant qu'une génération a passé avant la concrétisation du projet. En effet, c'est son petit-fils, qui entre à la maternelle l'an prochain, qui pourrait profiter des infrastructures s'il habitait dans le quartier concerné.

Le maire Bernard Sévigny indique quant à lui qu'il s'agit d'un moyen de corriger une incongruité. « Ça fait tellement d'années que les jeunes de Saint-Élie sont délocalisés pour être envoyés à l'école Laporte. Il y avait quelque chose là-dedans d'un peu tordu. Dans une communauté, les enfants devraient pouvoir aller à l'école dans leur quartier. Depuis une douzaine d'années, les mises en chantier sur le territoire de la ville de Sherbrooke se font à plus de 40 % dans l'arrondissement Rock Forest-Saint-Élie-Deauville. Il y avait une carence qu'on voyait venir. »

La contribution de la Ville s'élève à plus d'un million de dollars, notamment par l'acquisition de terrains qui ont ensuite été échangés avec la Commission scolaire.

Le président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke s'est réjoui de l'avancement des travaux. « La construction de ces établissements s'avérait nécessaire pour assurer la qualité des services éducatifs de ces secteurs. Ces nouvelles installations sont attendues depuis plusieurs années, notamment par les jeunes de Saint-Élie fréquentant l'école Laporte dans l'est de Sherbrooke, qui reviendront dans leur quartier d'origine. »

Même son de cloche pour la députée Karine Vallières. « C'est un des premiers dossiers auxquels je me suis attardé quand je suis arrivée en 2012. Je pense qu'il va de soi que les enfants aillent à l'école dans leur quartier. Cette réalisation vient corroborer le fait que nous pouvons travailler ensemble pour monter des projets collectifs. L'école, c'est la vie de quartier. C'est le coeur de nos milieux. »

Le directeur du service des ressources matérielles et des technologies de l'information à la CSRS, Gilles Millaire, explique que les directions d'école et les élèves concernés pourront participer au processus pour choisir le nom des nouvelles écoles.

Quant à la troisième école, espérée pour 2016, elle est projetée à la hauteur de la rue Matisse, le long du futur boulevard René-Lévesque. Elle compterait 21 classes. Le maire Sévigny mentionne qu'un premier tronçon du boulevard sera assurément terminé pour accéder à l'établissement en 2016 si le ministère de l'Éducation donne son aval.

Selon Gilles Millaire, « une annonce devrait être faite d'ici le printemps pour nous permettre d'avancer ».

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