Brompton: les citoyens évaluent leurs options

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Nicole Bergeron

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(SHERBROOKE) L'avenir de l'arrondissement de Brompton a une fois de plus été le sujet le plus abordé, mardi, lors de la séance du conseil d'arrondissement de l'endroit. Plusieurs citoyens ont interrogé les élus sur les façons d'empêcher le projet de réforme de la gouvernance d'être entériné tel quel. Si le mot défusion avait été mentionné sur Facebook, il n'a pas été brandi par les citoyens mardi soir. Il a néanmoins été question d'un référendum.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke devra déposer un projet de loi privé auprès du gouvernement du Québec avant le 10 février prochain, un projet de loi qui sera parrainé par le député Luc Fortin, pour permettre au nombre d'arrondissements de passer de six à quatre, et au nombre de conseillers de passer de 19 à 14. À Brompton, la population milite depuis plus d'un an pour que l'arrondissement ne soit pas incorporé à Rock Forest-Saint-Élie-Deauville.

La citoyenne Sandra Côté a demandé s'il était envisageable d'organiser un référendum à Brompton. « Le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau a été clair : il ne permettra pas de référendums sur la défusion. Ça peut être demandé par les citoyens, mais pour que ce soit possible, il faut une loi », a rétorqué la conseillère Nicole Bergeron.

« Sauf qu'ici, ce ne serait pas un référendum sur une défusion, mais un vote pour le statu quo », a corrigé la citoyenne Suzanne Philips-Nootens.

« Serait-il intéressant de mobiliser les gens à l'extérieur de Brompton? », a-t-elle interrogé ensuite.

«Sauf qu'ici, ce ne serait pas un référendum sur une défusion, mais un vote pour le statu quo»

« L'opposition n'appartient pas qu'aux gens de Brompton. La population de Lennoxville aussi est touchée. Si la conclusion était d'aller de l'avant avec la réforme de la gouvernance, ils sont conscients qu'ils pourraient être noyés dans la masse dans une deuxième ronde », a répondu Mme Bergeron.

Le conseiller Benoît Dionne en a ajouté. « Si j'étais à la place des arrondissements des grandes villes, je regarderais ce qui se passe ici. La réforme ouvre la porte à une certaine centralisation. Plusieurs villes pourraient être touchées par des changements comme celui-là. »

Le porte-parole du Groupe contre la disparition de Brompton, Pierre Meese, a voulu savoir si les élus participeraient à la commission parlementaire qui suivrait le dépôt du projet de loi privé. « Moi j'ai la ferme intention d'y aller. C'est le dernier geste que je peux poser à l'égard de la population de Brompton dans ce dossier-là. La seule garantie que je vous donne, c'est que je ferai des représentations devant le gouvernement », a confirmé Nicole Bergeron. Son collègue Benoît Dionne a aussi mentionné qu'il se rendrait à Québec pour les mêmes raisons.

Enfin, Sandra Côté s'est montrée déçue que le député Guy Hardy ait refusé de prendre position dans le dossier, ce à quoi Mme Bergeron a apporté quelques nuances. « Sa position est délicate. En ne se prononçant pas, il se prononce. Les élus provinciaux sont mal à l'aise de se substituer au conseil municipal. En ne se prononçant pas, il ne nous nuit pas, alors je n'ai pas l'intention de faire plus de représentations auprès de lui. »

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