Rencontre «non prévue» de chefs syndicaux chez le député Fortin

On a eu un avant-goût du climat que pourrait avoir le printemps 2015 au... (La Tribune, Claude Plante)

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(SHERBROOKE) On a eu un avant-goût du climat que pourrait avoir le printemps 2015 au chapitre des relations de travail dans le secteur public.

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Daniel Boyer

Archives La Presse

Mardi avant-midi, trois chefs syndicaux se sont pointés chez le député de Sherbrooke à l'occasion d'une visite «non prévue» dans la tournée du Front commun formé en vue du renouvellement de la convention collective des travailleurs du gouvernement.

Daniel Boyer, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Francine Lévesque, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et Lucie Martineau, porte-parole du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), ont pu rencontrer le libéral Luc Fortin, pendant quelques minutes, après un point de presse tenu à deux pas de la porte de son bureau de comté.

La réunion s'est bien déroulée et les trois représentants syndicaux ont pu exposer leur point de vue, ont-ils assuré. «Nous avons eu une écoute attentive de la part de M. Fortin. Nous avons pu lui faire part de nos revendications et de nos inquiétudes», a mentionné Francine Lévesque au sortir de la réunion.

«Nous lui avons fait remarquer que 14 pour cent des gens de la région travaillent dans le secteur public. Il a dit qu'il allait porter notre message à son gouvernement.»

Daniel Boyer, Francine Lévesque et Lucie Martineau étaient présents à Sherbrooke afin de rencontrer les travailleurs des services publics et de visiter leurs milieux de travail.

«Lors de la prochaine tournée, on va peut-être visiter les députés...», lance Mme Martineau.

Une assemblée publique était également au programme afin d'échanger avec les membres sur les grands enjeux de ces négociations pour le renouvellement des conventions collectives.

« Nous parlons au nom de plus de 400 000 travailleuses et travailleurs qui oeuvrent dans tous les domaines, dans toutes les régions du Québec. Cette négociation est importante, non seulement pour nos membres, mais pour toute la population. Il ne s'agit pas seulement de donner à nos membres les conditions de travail qu'ils méritent, mais aussi d'assurer l'avenir des services publics », déclare Daniel Boyer.

«Nous sommes conscients qu'il va falloir déboulonner certains mythes, du fonctionnaire gras dur. Nous avons un retard salarial de 7,6 pour cent. Ce n'est pas nous qui le disons, c'est l'Institut de la statistique du Québec.»

«Nous allons voir ce qu'on nous réserve. Mais nous aurons à nous mobiliser.»


En Estrie, environ 21 380 salariés des services publics contribuent à dynamiser l'économie. C'est une somme de plus de 780 millions de dollars qui sont injectés dans l'économie régionale.

Les demandes salariales du Front commun sont de l'ordre de 4,5 % par année, pour une convention collective d'une durée de trois ans. Elles s'expliquent ainsi : 2 % par année pour combler le retard de la rémunération globale identifié par l'ISQ; 2 % supplémentaires pour maintenir la parité salariale avec les autres salariés québécois au cours de la durée de la convention et afin d'assurer une protection contre la hausse du coût de la vie et, enfin, un montant fixe équivalent à 0,5 % du salaire moyen afin que la croissance économique du Québec puisse bénéficier aux employés de l'État.

Cette négociation arrive à un moment où le gouvernement de Philipe Couillard a sorti la hache afin de réduire les dépenses de l'État. M. Boyer avoue que la négociation ne sera pas une partie de plaisir. Une rencontre avec la partie patronale aura lieu lundi prochain.

«Nous allons voir ce qu'on nous réserve. Mais nous aurons à nous mobiliser. La population est de plus en plus derrière nous», dit-il.

«Le gouvernement est en train de détruire nos programmes sociaux qui font l'envie de bien d'autres populations à l'étranger. Est-ce que le gouvernement a regardé du côté de la colonne des revenus ? Est-ce que les entreprises, les banques payent assez d'impôt ?»

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