La FLESH freine les sessions à l'international

« La vie fait partie du programme », clame le slogan de l'Université de... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) « La vie fait partie du programme », clame le slogan de l'Université de Sherbrooke. Ce sera toutefois un peu moins vrai pour des étudiants de communication, qui ont appris que le département des lettres et des communications (DLC) limitera le nombre d'étudiants pouvant partir en session à l'étranger.

La décision soulève beaucoup de mécontentement et de déception auprès des étudiants concernés. Certains perdront l'unique chance qu'ils avaient de partir en session à l'international.

C'est le cas de Barbara Caselli, une étudiante de deuxième année en communication marketing qui prévoyait partir au Colorado à l'automne 2015.

« C'est un processus qui a débuté il y a un an : la recherche pour savoir où on va, les choix de cours », raconte Barbara, qui souhaitait partir aux États-Unis pour parfaire son apprentissage de la langue anglaise.

« On trouve ça extrêmement injuste », lance-t-elle en citant les avantages d'une telle expérience, dont l'enrichissement du curriculum vitae.

La décision a été annoncée environ deux mois avant la date limite fixée pour le dépôt des dossiers d'étudiants.

L'étudiante estime que les sessions d'études à l'étranger sont un facteur d'attrait pour l'institution.

« Dans les portes ouvertes, c'est quelque chose qu'ils mettent de l'avant », souligne-t-elle en indiquant que d'autres établissements universitaires offrent aussi cette possibilité.

Barbara Caselli devait partir avec une autre étudiante; celle-ci a été retenue pour partir. « Ce n'est pas tout le monde qui voulait partir seul », commente la jeune femme en faisant allusion aux déceptions que cela entraîne... même pour ceux qui partent.

Responsable du premier cycle en communication, rédaction et multimédia à l'UdeS, Christian-Marie Pons parle d'une décision crève-coeur, qui s'explique d'abord « par une explosion imprévue de demandes d'étudiants pour partir l'automne prochain ».

Le département a reçu 48 demandes pour des sessions à l'étranger à l'automne 2015. Cette session-ci, environ 31 étudiants sont partis, et deux cours à option ont dû être annulés. Le département a décidé de limiter le nombre d'étudiants à 19.

Avec le nombre d'étudiants qui souhaitaient partir, l'UdeS n'aurait pas été en mesure d'offrir certains cours.

« Si on veut offrir une qualité pédagogique, on ne peut pas permettre à tout le monde de partir... On se doit d'offrir un certain nombre d'options », note M. Pons. Finalement, il explique que la situation budgétaire de l'UdeS a également influencé la situation. « C'est tout le contexte budgétaire dans lequel on est : on se doit de remplir minimalement les classes », souligne M. Pons. La direction de la faculté des lettres et sciences humaines (FLESH) s'est réunie hier et cautionne le choix du département.

Frédérique-Anne Brosseau s'interroge de son côté sur le processus de sélection. Elle déplore que le département n'ait pas mené d'entrevue de sélection : les notes, fait-elle valoir, ce n'est pas tout, dit-elle en citant ses multiples implications et celles d'autres étudiants.

Des étudiants qui ont d'excellentes notes devront rester étudier à Sherbrooke. « J'ai des amis qui ont une cote de 3,4 et qui n'ont pas été pris. C'est une moyenne cumulative de A -. »

Frédérique-Anne Brosseau en est à sa quatrième année à l'UdeS. « J'ai fait deux ans en droit avant d'entrer en communication marketing », précise-t-elle en ajoutant qu'elle est restée pour le modèle coopératif et les programmes de session à l'étranger.

Quant aux choix des étudiants par les notes, Christian-Marie Pons observe que l'UdeS fonctionne ainsi pour l'admission. « On a décidé de prendre les notes. Ce n'est pas la meilleure chose, mais c'est la façon la plus objective. »

« Je comprends très bien leur frustration. C'est frustrant qu'ils l'apprennent à ce moment-ci, on ne pouvait pas prévoir. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer