Le Syndicat des fonctionnaires dénonce des propos de Délisle

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Diane Délisle

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
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(SHERBROOKE) Le Syndicat des fonctionnaires municipaux et professionnels de la Ville de Sherbrooke (SFMP) dénonce des propos tenus par la conseillère municipale Diane Délisle.

Dernièrement, le SFMP envoyait en guise de cadeau de Noël au maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, et à tous les élus municipaux, une lettre leur demandant de s'assujettir eux aussi aux modalités du projet de loi 3.

La conseillère du district de Deauville a répondu à cette lettre par un courriel adressé au président du SFMP, Carl Veilleux.

«Concernant la contribution équitable que devraient assumer ceux-ci (les élus), je trouve l'idée intéressante dans la mesure où, toujours au nom de l'équité, les employés syndiqués accepteront de remettre leur "job" en jeu tous les 4 ans», peut-on lire dans ce courriel.

Le syndicat estime la réplique de l'élue est «d'un dégoût et d'une méprise injustifiable».

Dans une lettre envoyée aux médias, le syndicat affirme que «le sarcasme et l'ironie dont fait preuve la conseillère Delisle, en qualifiant de "job" les emplois occupés par les employés de la Ville démontrent à quel point elle ne respecte pas ceux qui sont au service du citoyen. Leur demander de remettre ceux-ci en jeu tous les 4 ans témoigne d'une arrogance qui dépasse le bon jugement».

Le SFMP demande également à Mme Délisle de faire la distinction entre une fonction et un métier.

«Personne ne l'oblige à servir le citoyen, car oui il s'agit d'un service au citoyen, une charge civique. C'est à croire que les politiciens ne travaillaient pas avant et qu'ils ne travailleront plus après», écrit le conseiller syndical, Gaétan Desnoyers.

«Ils reçoivent pour accomplir leur tâche un salaire d'environ 32 000 $ par année avec en plus un compte de dépenses de 15 000 $, non imposable. En prime, presque tous travaillent présentement ailleurs et occupent un second emploi», renchérit-il.

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