Les employés municipaux sont déçus

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Jean-François Lapointe, porte-parole de la Coalition des employés municipaux de la Ville de Sherbrooke

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(SHERBROOKE) Les employés municipaux s'attendaient à ce que le projet de loi 3 soit adopté, mais ils n'en sont pas moins déçus de devoir composer avec des paramètres de négociation imposés.

Le porte-parole de la Coalition des employés municipaux de la Ville de Sherbrooke, Jean-François Lapointe, affirme que la position des syndiqués, opposés au projet de loi, ne change pas malgré son adoption à Québec jeudi.

«Il ne semble pas y avoir de changements majeurs dans ce qui a été présenté, donc notre position ne change pas. Nous étudierons la loi en profondeur pour connaître toutes les implications, mais les relations de travail seront difficiles pour plusieurs années à Sherbrooke», laisse-t-il entendre.

S'il faudra négocier les modalités concernant le partage des déficits du régime de retraite, les syndiqués sherbrookois amorceront aussi les négociations pour le renouvellement de leurs conventions collectives, qui viennent à échéance le 31 décembre.

«On peut faire abstraction des régimes de retraite et négocier les conventions collectives en parallèle, mais les deux négociations touchent la rémunération, ce qui ajoute à la complexité considérant que nous sommes les employés municipaux les moins bien payés au Québec.»

La loi forcera peut-être les représentants syndicaux à s'asseoir à la table de négociation, mais les employés n'en démontreront pas moins leur mécontentement. «Les relations de travail difficiles se manifesteront de plusieurs façons. Nous nous faisons imposer des choses injustifiées. Nous protesterons et nous aurons des réactions tant que nous aurons le projet de loi au-dessus de nos têtes.

«Les citoyens n'ont toutefois pas à s'inquiéter. Jusqu'à maintenant, nous avons été professionnels dans notre façon de protester et nous le demeurerons. Mais nous continuerons de manifester.»

Un amendement au projet de loi permet maintenant aux municipalités et à leurs employés de convenir d'un partage 45-55 des déficits passés. Le maire Bernard Sévigny ne s'attend pas à ce que la Ville accepte autre chose qu'un partage 50-50.

«On se fait imposer un projet de loi. On se dit ouvert aux négociations, mais le maire a déjà tracé une ligne. Il dit que le partage à 45-55 ne fonctionnera pas. On cherche elle est où la place à la négociation...» réagit Jean-François Lapointe.

Le représentant des employés municipaux affirme qu'il sera désormais difficile d'accorder leur confiance à la partie patronale. «Si chaque fois que nous signons une convention collective le maire se retourne et s'en va à Québec pour défaire les ententes du passé, nous n'aurons plus confiance en l'employeur. Et la confiance est primordiale dans les relations de travail.»

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