Manif au bureau de Luc Fortin: une participante se défend

Vendredi midi, des représentants des associations étudiantes membres... (IMACOM, Maxime Picard)

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Vendredi midi, des représentants des associations étudiantes membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) ont glissé une carte de crédit géante sous la porte du bureau du député libéral Luc Fortin.

IMACOM, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Les manifestants expulsés des locaux du député de Sherbrooke Luc Fortin mercredi refusent de passer pour des hurluberlus qui agissent sans fondement.

L'une des membres du groupe soutient avoir voulu dénoncer pacifiquement les coupes budgétaires du gouvernement libéral. «Nous étions présents afin de dénoncer les mesures d'austérité idéologiques mises en place par le gouvernement de M. Fortin, qui ont des impacts considérables dans les réseaux de l'éducation et de la santé, pour les familles, les plus démunis et les jeunes. Qui a voté pour ça?» demande Zorana Lukic.

«Je suis une jeune femme qui réalise qu'avoir un enfant dans les prochaines années risque de m'obliger à faire des choix déchirants. Nous avions un réseau de services de garde public progressiste et égalitaire.»

Rappelons que le groupe de jeunes manifestants s'est fait expulser des bureaux du député sur la rue King Ouest après avoir collé des cartons rouges sur les murs. Les manifestants, qui ne s'étaient pas annoncés, ont reçu des billets d'infraction pour leur geste de la part du Service de police de Sherbrooke.

Mme Lukic, qui nous a fait parvenir sa réaction par courriel, est étudiante. Elle déplore les coupes imposées dans les services directs aux étudiants, comme l'aide pédagogique individuelle et le service d'orientation.

«Je suis ne suis pas dupe, car face au discours alarmiste et fataliste que nous sert le gouvernement de M. Fortin, il existe des alternatives aux coupes aléatoires», écrit-elle en donnant l'adresse web du site nonauxhausse.org.

«On me parle de l'urgence de réduire la dette, en coupant, sans augmenter les revenus de l'État, on me parle d'atteindre l'équilibre budgétaire, tout ça au nom d'une supposée équité intergénérationnelle. Où est-elle cette équité intergénérationnelle si tout ce qui reste pour nous, les jeunes et ceux qui nous suivrons, c'est le principe d'utilisateur-payeur et la marchandisation de nos services, qui n'auront de publics que le nom... Devons-nous rester apathiques, et attendre qu'il ne reste plus rien? Équité intergénérationnelle, mon oeil!»

Zorana Lukic dit que son groupe a simplement chanté «quelques chansons de Noël austères à notre député, pour lui rappeler que son gouvernement brise ses promesses et que nous ne sommes pas d'accord».

«Lorsque l'on nous a demandé de quitter les lieux, nous avons obtempéré, puis nous avons pris le chemin du retour, trouvant sur notre passage les agents de police et des contraventions salées», ajoute-t-elle, sans préciser le montant. «Nous ne nous sommes pas défilés. Nous assumons nos gestes, car tout est mieux que l'attentisme passif et ce que nous propose le gouvernement.»

Carte de crédit

Les gens du bureau de Luc Fortin ont reçu encore de la visite vendredi midi. Des représentants des associations étudiantes membres de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) accompagné des délégués de la FEUS, s'y sont rendus avec une carte de crédit géante.

L'action de mobilisation s'inscrit dans le cadre de la campagne annuelle de la FEUQ qui porte sur la mise à jour du programme de prêts et bourses.

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