Sani-Estrie sous la loupe de la Commission des transports

Le copropriétaire de Sani-Estrie, Sylvain Gagné.... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Le copropriétaire de Sani-Estrie, Sylvain Gagné.

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La compagnie sherbrookoise Sani-Estrie est sous la loupe de la Commission des transports du Québec (CTQ) qui vient d'évaluer son dossier. L'entreprise de transport par camion s'est vu imposer des conditions dans la poursuite de ses activités.

«En regard de la Loi concernant les propriétaires, les exploitants et les conducteurs de véhicules lourds, la CTQ a décidé qu'il est dans l'intérêt et la sécurité du public d'attribuer à l'entreprise « Sani-Estrie», une cote de sécurité ''conditionnel''», annonce l'organisme gouvernemental par voie de communiqué.

«Le nombre d'événements inscrits au dossier de la Politique d'évaluation des propriétaires et des exploitants de véhicules lourds (PEVL) de l'entreprise indique manifestement des déficiences importantes de ce propriétaire et exploitant de véhicules lourds au niveau de la sécurité des véhicules. »

Le CTQ signale qu'en deux ans, Sani-Estrie a multiplié les infractions au Code de la sécurité routière. Au cours de la période du 19 juin 2011 au 18 juin 2013, l'entreprise de transport de matières résiduelles a accumulé six mises hors service, huit infractions concernant des excès de vitesse, deux infractions concernant des chargements non conformes et deux infractions concernant une surcharge. Elle a été aussi impliquée dans quatre accidents avec dommages matériels.

Sylvain Gagné, administrateur principal de la compagnie, a indiqué à l'audience devant la Commission n'avoir jamais suivi de formation sur la Loi, ajoute-t-on. «Une connaissance accrue de leurs obligations, à titre de propriétaire et d'exploitant de véhicules lourds, permettrait aux dirigeants de Sani-Estrie de mettre en place des procédures pour assurer la gestion sécuritaire de leurs activités de transport.

«La Commission est d'avis que l'imposition de mesures à l'entreprise est nécessaire pour lui permettre de remédier à ses déficiences et accroître la sécurité des usagers sur les chemins ouverts à la circulation publique.»

La Commission impose entre autres aux administrateurs Sylvain Gagné, Yves Duhamel et Daniel Bernier une formation d'une durée minimale de six heures portant sur la Loi concernant les propriétaires, les exploitants et les conducteurs de véhicules lourds. On devra aussi transmettre une copie du dossier PEVL de l'entreprise à jour ainsi qu'un rapport écrit tous les trois mois, et ce, pour une période de 12 mois, faisant état de chaque nouvel événement inscrit à son dossier PEVL.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer