La Ville adopte un plan d'équité salariale pour son personnel cadre

Bernard Sévigny... (Archives La Tribune)

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Bernard Sévigny

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(SHERBROOKE) En adoptant le plan d'équité salariale pour l'ensemble de son personnel cadre, à la séance du conseil municipal de lundi, et en votant pour le maintien des conditions des cols blancs, la Ville de Sherbrooke ajoute un peu moins de 500 000 $ à sa masse salariale.

Le plan d'équité salariale est une démarche obligatoire à la ville de Sherbrooke et comprend trois étapes, soit celles de l'équité, du maintien et de la relativité. Il s'agit de comparer les fonctions de manière à éviter la discrimination.

«En ce qui concerne les cadres, nous avons adopté ce que nous appelons la relativité, soit la comparaison d'un poste par rapport à un autre, sans égard qu'il soit occupé par un homme ou une femme. Nous ajoutons sur la masse salariale des cadres un peu plus de 400 000 $», explique le maire Bernard Sévigny.

«Cet exercice tient compte de l'équité interne, bien que l'équité externe, avec les autres villes, existe également. Quand on se compare aux autres grandes villes, ça se ressemble. Évidemment, Montréal paye davantage ses cadres, mais quand on se compare à Trois-Rivières et Saguenay, des villes de la même taille où le niveau de vie est similaire, ça se compare avantageusement à Sherbrooke», assure-t-il.

Combien gagnent les cadres? «Ça gagne beaucoup d'argent. Les employés municipaux gagnent beaucoup plus que tout fonctionnaire, qu'il soit provincial ou fédéral. Le monde municipal paye beaucoup ses employés. Historiquement, le rapport de force que les employés ont par rapport au conseil municipal est presque inexistant, ce qui fait que nous nous retrouvons avec des écarts considérables. Dans l'équité salariale, c'est une obligation légale, ce n'est pas un choix. Nous devons adopter et maintenir l'équité salariale.»

«C'est une bonne nouvelle pour les employés de voir les salaires augmenter.»

Selon les documents déposés au conseil municipal, le taux maximum à l'échelle salariale de 2011, pour les cadres, variait entre 71 000 $ et 158 000 $.

Quant aux cols blancs, le maintien des conditions représente une augmentation de 83 500 $ de la masse salariale.

L'ajustement survient à peine un mois avant la fin des conventions collectives des employés municipaux. «C'est une bonne nouvelle pour les employés de voir les salaires augmenter. La moins bonne nouvelle, c'est le contrôle que nous n'avons pas sur la masse salariale. C'est ce que nous devrons corriger dans le temps. Ça prendra non seulement une cohésion du monde municipal, mais il faudra que le gouvernement du Québec nous donne les outils pour contrôler notre masse salariale. L'Union des municipalités le demande depuis longtemps.

«Pour avoir parlé personnellement au maire de chacune des grandes villes, c'est une préoccupation, un problème. Nous n'avons pas les outils pour fixer les conditions de travail de nos employés comme le provincial et le fédéral ont. C'est un pouvoir que nous n'avons pas au municipal et après on s'étonne que l'écart soit grand entre les masses salariales.»

Dans la période des messages, la conseillère Hélène Dauphinais a laissé entendre qu'elle se ralliait à cette décision malgré un certain malaise. «C'est une décision qui tire la masse salariale vers le haut, mais comme c'est un long processus qui a débuté sous un autre conseil municipal, je me suis ralliée. Si on s'était arrêté en chemin, nous aurions pénalisé les cadres par rapport aux autres employés.»

Le plan d'équité s'est amorcé après les fusions en 2004-2005. Les premières ententes ont été signées en 2006.

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