La région s'est elle aussi fait entendre contre l'austérité

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La délégation estrienne est partie samedi en direction de Montréal.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Une délégation estrienne de six autobus est partie samedi en direction de Montréal pour prendre part à la grande manifestation contre l'austérité.

Parmi les participants : des représentants syndicaux, des travailleurs touchés par les mesures d'austérité, ainsi que des citoyens préoccupés par la philosophie du gouvernement de Philippe Couillard.

«Le gouvernement libéral applique des mesures d'austérité dans tous les secteurs d'activité. D'autres pays l'ont fait, comme la Grèce, le Portugal ou encore l'Espagne, et ce que ç'a donné, c'est que ç'a plongé ces pays dans une sorte de crise économique. Le taux de chômage a doublé!» lançait au moment du départ Denis Beaudin, président de la CSN-Estrie, en dirigeant ses membres dans les autobus.

«Le gouvernement a un rôle très important à jouer. Il avait promis en campagne qu'il créerait des milliers d'emplois, mais à la place, il a pris le programme de la CAQ et il fait des coupures», a-t-il ajouté.

Selon le représentant syndical, ce sont 600 membres de la CSN-Estrie qui se sont déplacés jusqu'à la métropole samedi pour faire entendre leur voix.

La Sherbrookoise Caroline Allie avait décidé de monter à Montréal accompagnée de son conjoint et de leurs deux filles. «On fait ça en famille!» s'est-elle exclamée en riant.

«On y va parce que je suis éducatrice en CPE, et on veut préserver la politique familiale telle qu'elle est ou avec des modifications différentes de celles proposées par le gouvernement. Ce qu'il propose en ce moment n'est pas intéressant, ce n'est pas avantageux pour les familles.»

Celle qui est éducatrice depuis 17 ans disait ne pas en être à sa première manifestation.

Étudiants à l'Université de Sherbrooke, Rosalie Lapalme-Coderre et Alexandre Rainville se sont bien emmitouflés pour aller braver le froid, pancartes à la main. «Il y a d'autres solutions que les mesures d'austérité», soulignait Rosalie Lapalme-Coderre.

Son collègue déplorait pour sa part «les coupures dans les universités, en éducation, et services sociaux et en santé, tout particulièrement dans les CSSS en régions éloignées».

Une grande manifestation se tenait également dans les rues de Québec au même moment samedi.

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