Hausse de la taxe foncière: l'IPC reste la cible

Au début de l'atelier de travail qui s'est... (Imacom, Maxime Picard)

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Au début de l'atelier de travail qui s'est déroulé vendredi et samedi, le maire Bernard Sévigny a discuté avec Vincent Boutin, conseiller municipal, et Jean-Yves La Rougery, directeur par intérim du Service des sports de la culture et de la vie communautaire.

Imacom, Maxime Picard

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(Sherbrooke) À l'issue de l'atelier de travail de la fin de semaine, qui visait à équilibrer le budget 2015, le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny cible toujours une hausse de la taxe foncière équivalente à l'indice du prix à la consommation (IPC).

Les contribuables sherbrookois peuvent donc s'attendre à voir leur compte de taxes bondir d'environ 2 % en 2015.

«L'IPC reste une cible», assure M. Sévigny, sans pouvoir préciser exactement de quelle nature sera la hausse avant le dépôt officiel du budget prévu le 15 décembre.

«Ce qui caractérise l'exercice de ce week-end, c'est l'ambiance très sérieuse dans laquelle nous nous trouvions. Tous les élus étaient au courant de l'urgence de la situation et il n'y a pas eu de contestations devant le plan de coupures. C'est la première fois que l'on a un défi aussi important et que l'on s'assoit pendant deux jours pour couper et non pour décider où mettre de l'argent», admet le maire de Sherbrooke.

La réduction de la taille de l'appareil municipal est considérée comme une des sources d'économies les plus importantes.

«Nous avons véritablement pris un virage. D'année en année, nous créions des postes, mais cette année nous sommes vraiment allés dans l'autre direction en visant une réduction du personnel», explique M. Sévigny.

Dès 2015, des dizaines de postes devraient donc être abolis, majoritairement par attrition.

Les services aux citoyens seront-ils touchés par ces abolitions de poste?

«On veut offrir le même niveau de service, mais pour ce faire, on doit se réorganiser, optimiser nos façons de travailler. On mise beaucoup sur la technologie pour nous aider à rendre l'appareil municipal plus efficace», souligne le maire, citant en exemple l'implantation des compteurs intelligents sur le territoire de la ville.

Les services associés à la sécurité des citoyens tels que le déneigement ne sont pas touchés par ces mesures, assure le maire.

M. Sévigny affirme que les économies promises dans le cadre de la réforme de la gouvernance seront au rendez-vous dès l'an prochain.

«On parle d'économie de 1,4 M $ en ce qui concerne le volet administratif. Je peux vous assurer que l'on va sentir l'effet de cette réforme dès le budget 2015. On commence de façon significative», assure l'instigateur de la réforme.

Nikitotek

Des discussions ont également eu lieu concernant la place Nikitotek.

«Nous avons pris une orientation, mais on doit toujours travailler sur ce dossier dans la prochaine semaine», soutient le maire.

Rappelons que le producteur du spectacle Cow-boys : de Willie à Dolly réclame un toit pour présenter à nouveau son spectacle sur la scène extérieure l'an prochain. La construction de ce toit est évaluée à 800 000 $.

Finalement, les grands projets d'immobilisations prévus à Sherbrooke dans les prochaines années, tels que le prolongement du boulevard Portland, ne devraient pas être reportés.

«Nous allons travailler avec plus de prudence», concède néanmoins le maire.

Un budget «prudent»

Joint par La Tribune, le conseiller indépendant Julien Lachance a mentionné avoir trouvé les décisions du conseil peu audacieuses.

«On est prudent dans nos coupes, on n'est pas très audacieux», estime-t-il.

Hélène Dauphinais affirme être restée sur sa faim. «Je crois qu'on aurait pu couper plus. Nous nous sommes concentrés sur la façon dont le travail est fait, mais nous aurions pu également couper dans des services non essentiels aux citoyens.

«C'est un budget qui démontre une vision à court terme, mais j'aurais préféré que l'on adopte une vision à long terme», avance la conseillère.

Nicole Bergeron est d'avis que les municipalités n'ont pas toutes les outils nécessaires lorsque vient le temps de boucler un budget.

«Pensons à la masse salariale des employés, qui représente un gros pourcentage du budget. Nous n'avons pas les pouvoirs nécessaires pour rétablir la situation», indique-t-elle.

Mme Bergeron croit que le conseil a tout de même réussi à réparer les «pots cassés» malgré la situation financière actuelle.

De son côté, Annie Godbout affirme que l'exercice s'est bien déroulé, compte tenu du contexte économique difficile.

«Mais nous n'avions pas de marge de manoeuvre», regrette Mme Godbout.

Certains conseillers ont préféré s'abstenir de commentaires alors que d'autres n'ont pas retourné l'appel de La Tribune.

L'exercice tenu par le conseil municipal s'est déroulé vendredi et samedi, à huis clos, à l'hôtel de ville de Sherbrooke.

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