Manif éclair pour Raif Badawi

Une vingtaine de personnes ont participé à la... (IMACOM, Maxime Picard)

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Une vingtaine de personnes ont participé à la première manifestation éclair pour réclamer la libération du Saoudien Raif Badawi, vendredi midi, devant l'hôtel de ville de Sherbrooke.

IMACOM, Maxime Picard

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Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Une première manifestation s'est tenue vendredi midi face à l'hôtel de ville de Sherbrooke pour réclamer la libération du Saoudien Raif Badawi, condamné à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet pour avoir prôné la liberté religieuse en Arabie saoudite, un pays où l'islam est la seule religion reconnue.

En tout, une vingtaine de personnes ont participé à cette manifestation éclair, organisée conjointement par Mireille Elchacar, agente de développement en Estrie d'Amnistie internationale, et Jane Hospes, agente d'intégration en francisation au Cégep de Sherbrooke.

Debout dans l'escalier du carré Strathcona, chacun des manifestants tenait dans ses mains une lettre formant le message «Libérez Raif Badawi!». Pendant que Mme Hospes frappait dans ses mains, les manifestants comptaient à haute voix chacun des coups de ces coups, de façon à répéter la cadence des coups de fouet que devra subir M. Badawi.

La manifestation se répétera chaque vendredi, dans un lieu différent, de façon à sensibiliser le plus grand nombre de Sherbrookois à la cause de M. Badawi. La sentence imposée à M. Badawi prévoit la tenue de vingt séances de cinquante coups de fouet sur la place publique après la prière du vendredi.

Comme à chaque action visant à médiatiser le sort du prisonnier d'opinion, son épouse Ensaf Haider était sur place parmi les manifestants. Par le biais de Mireille Elchacar, d'Amnistie internationale, Mme Haider a expliqué qu'elle et ses trois jeunes enfants réussissent à mener «une vie normale», malgré les questions des enfants, âgés de 7 à 10 ans.

«Elle a fini par tout leur dire, indique Mme Elchacar. Maintenant ils savent que papa est en prison. Par contre, ils ne sont pas au courant de tous les détails. Ils ne savent pas pourquoi papa est en prison et ils ne sont pas au courant pour les coups de fouet non plus. Elle ne veut pas leur dire. Lorsque les enfants lui demandent quand papa va sortir de prison, elle leur dit qu'elle ne le sait pas, mais que beaucoup de gens font pression pour qu'il soit libéré le plus rapidement possible...»

Ensaf Haider et ses trois enfants ont été acceptés comme réfugiés au Canada en raison des menaces de mort qui pesaient sur eux en Arabie saoudite.

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