Plongeon dans sa propre histoire

France Monty, technicienne en documentation au bureau de... (IMACOM, Jessica Garneau)

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France Monty, technicienne en documentation au bureau de Sherbrooke de Bibliothèque et archives nationales du Québec, montre quelques documents qu'il est possible de consulter - par le biais de numérisations le plus souvent, afin d'éviter d'abîmer les précieux documents - afin de retracer l'histoire de sa famille.

IMACOM, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Quelques heures, beaucoup de curiosité et une petite visite aux bureaux de Bibliothèque et archives nationales du Québec (BAnQ) : voilà tout ce qu'il faut pour faire rapidement l'arbre généalogique de sa famille.

« Notre histoire est remplie de petits mystères. On cherche, on trouve des détails, on veut en savoir plus, on devient de petits Sherlock Holmes! » lance la passionnée France Monty, technicienne en documentation à BAnQ.

À Sherbrooke, les bureaux de BAnQ, situés dans l'édifice du Musée de la nature et des sciences, comptent quelque... deux kilomètres de rayonnages remplis d'archives. Actes de mariages et de baptêmes, rapports de coroners et actes notariés font partie des dizaines de milliers de documents entreposés dans ce havre d'histoire.

Difficile de retrouver ses ancêtres à travers tout ça? En fait, non. En quelques heures, il est possible de remonter de quelques générations et même de trouver des copies numérisées de certificats de mariage, par exemple. En effet, depuis une dizaine d'années, la généalogie a pris un virage numérique fort impressionnant. Numérisation de documents anciens et entrées de données ont explosé.

Et puis, la recherche est accessible à tout le monde puisque les seules connaissances nécessaires sont les noms de ses parents.

« Nous avons plusieurs outils pour faciliter la recherche des documents. Lorsque les gens se présentent à BAnQ, nous leur expliquons comment utiliser les différents outils, en fonction de ce qu'ils recherchent », explique Mme Monty.

Les documents relèvent toutes sortes de petits bijoux historiques. Par exemple, dans un baptistère de 1913, on peut lire que le parrain était le maire de Sherbrooke et que le père du bébé était cigarier, une profession vraiment peu commune... surtout aujourd'hui!

Dans les actes notariés, on peut lire ce que les nouveaux époux apportaient dans leur nouvelle demeure, par exemple un lit, une commode, des poules... et même les draps. Si une histoire mystérieuse plane dans la famille à savoir que « le frère de mon grand-père est mort dans le feu de sa maison et on ne sait pas pourquoi », il est possible de rechercher le rapport du coroner, question de savoir si le feu était considéré comme criminel ou tout simplement accidentel.

« C'est toujours intrigant de savoir d'où on vient. On peut facilement remonter jusqu'aux premiers arrivants dans les années 1700. On peut ensuite remonter plus loin et voir s'il y a des gens connus dans notre historique familial, comme un roi ou une reine », ajoute en souriant Mme Monty.

Dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie qui s'est tenue cette semaine, BAnQ tient une journée portes ouvertes aujourd'hui de midi à 16 h. Voilà l'occasion idéale d'apprendre les grandes lignes nécessaires sur la recherche en généalogie.

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