Combattre le cancer: «J'ai décidé de foncer»

Susan Léger... (Imacom, Maxime Picard)

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Susan Léger

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(SHERBROOKE) La troisième émission Au coeur de la vie produite par Radio-Canada au profit de la Fondation du CHUS sera présentée ce soir de 18 h 30 à 21 h. Différents sujets seront explorés et diffusés tant à la télévision, à la radio que sur le web. À la télévision, l'émission animée cette année par Édith Cochrane présentera plusieurs histoires touchantes, entrecoupées de prestations artistiques tournées directement au CHUS, auprès de patients.

Édith Cochrane... (Archives La Presse) - image 1.0

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Édith Cochrane

Archives La Presse

Entre 19 h et 21 h sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première, plusieurs des sujets seront abordés sous des angles différents et Réjean Blais s'entretiendra en direct avec les patients et le personnel médical en table ronde. Parmi les histoires inspirantes de gens qui ont affronté courageusement la maladie, celle de Susan Léger.

Des maux de ventre et de dos. Ce sont les symptômes que Susan Léger a ressentis en avril dernier et qui l'ont poussée à aller voir son médecin de famille. Après une nuit de saignements abondants, probablement provoqués par l'examen gynécologique de son médecin, Mme Léger se rend à l'urgence. Une batterie de tests s'ensuit et le diagnostic tombe : cancer du col de l'utérus.

« Tout s'est passé très rapidement. J'ai eu une échographie, un scan et une rencontre avec les gynécologues spécialisés du CHUS dans un court délai. Environ trois semaines séparent les premiers symptômes et le diagnostic », confie la première morning woman de la radio estrienne.

Le jour où la mauvaise nouvelle lui est annoncée, les médecins lui donnent deux choix. Prendre le temps d'encaisser le coup et commencer la chimiothérapie dans quelques semaines ou amorcer immédiatement les traitements.

« J'ai décidé de foncer agressivement dans les traitements. C'était une façon pour moi de ne pas trop réfléchir et surtout de ne pas donner droit à cette bête-là, qui n'était pas bienvenue dans mon corps, de s'installer en moi. Il n'y avait aucune négociation possible! » se souvient-elle.

«Quand tu quittes ta job du jour au lendemain, tu as toujours peur que quelqu'un prenne ta place.»


Le diagnostic est tombé un mardi après-midi. Le mercredi, 8 h, elle recevait sa première séance de chimio. Quatre autres traitements ont suivi, étalés sur environ quatre mois. Une période très intense où Susan Léger a réalisé, de façon bien concrète, à quel point elle était bien entourée. Personnellement et professionnellement.

« Quand tu quittes ta job du jour au lendemain, tu as toujours peur que quelqu'un prenne ta place. Dans mon cas, j'adore mon travail, alors c'était important d'avoir l'appui de tout le monde et je l'ai eu. Ils ont été extraordinaires », relate la directrice adjointe à la programmation des stations Rythme FM et 107,7.

Une vague d'amour des amis et de la famille a aussi donné une bonne dose d'énergie à Mme Léger. « Tous mes amis m'ont confirmé qu'ils étaient là et pas juste au début. J'ai eu de la soupe, de la sauce à spag, des abonnements à des revues, des encouragements, des petits mots. Mon amie Marie a été un pilier et mes deux parents se sont consacrés à moi à temps plein tout au long de la maladie, je suis extrêmement reconnaissante », raconte Susan Léger ajoutant qu'il est vrai qu'on peut voir de la beauté à travers la maladie puisqu'elle l'a vue dans le resserrement de ses liens familiaux et amicaux.

Susan Léger a décidé de ne pas pleurer sur son sort. « Je ne me suis jamais demandé : pourquoi moi? Car si cela arrivait à quelqu'un d'autre, ce ne serait pas mieux. Je ne souhaite pas ça à mon plus grand ennemi », lance celle qui s'est permis quelques larmes, mais n'a jamais perdu sa combattivité et sa détermination.

« C'est un cancer qui se guérit très bien, mais qui est très fréquent chez les femmes. Je trouve important d'en parler, car plusieurs médecins de famille proposent aujourd'hui de faire le test Pap aux deux ans plutôt que chaque année. Et je crois qu'on doit insister pour l'avoir annuellement, même si ce n'est pas agréable. Si je n'avais pas sauté une année, on aurait probablement détecté des cellules précancéreuses et je n'aurais pas eu à passer au travers des sept derniers mois », souligne celle qui était chroniqueuse culturelle de l'émission Que l'Estrie se lève!, au 107,7, jusqu'en 2012.

Le scan de septembre n'a révélé aucune trace de cancer. Susan Léger a sacré une volée à la bête!

Aujourd'hui, la combattante de 44 ans dépose les armes pour profiter du moment présent, relativiser, faire de la méditation et écouter davantage son corps. « En même temps, il faut faire attention pour ne pas devenir égoïste. Pendant les traitements, on devient le centre de l'univers et notre entourage est aux petits soins. Après, il faut retrouver un équilibre, laisser les gens reprendre leur air et trouver des moyens de leur redonner », raconte celle qui s'est découvert une force insoupçonnée au cours de cette épreuve. Une force qui est la bienvenue dans son corps!

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