Coupes en éducation: tous unis pour descendre dans la rue

Les manifestations n'ont pas fini de se multiplier si le gouvernement continue... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Les manifestations n'ont pas fini de se multiplier si le gouvernement continue de couper dans le réseau de l'éducation, promet le milieu de l'éducation postsecondaire. Le personnel et les étudiants du Cégep de Sherbrooke ont dénoncé les compressions du gouvernement, jeudi matin, tandis que leurs confrères de l'Université de Sherbrooke ont également fait de même sur le campus de l'UdeS.

La direction du Cégep a dû faire des choix difficiles en raison des compressions qui s'accumulent au fil des ans. Elle supprimera une dizaine de postes et compte augmenter des frais payés par les étudiants.

Étudiant à l'Université de SherbrookeVincent Beaulieu a pris part à la manifestation du campus collégial par solidarité. « J'ai moi-même fait mes études ici, j'ai pu profiter d'une qualité d'enseignement supérieure. »

Il s'inquiète que Québec soit tenté de refiler la facture aux étudiants. Avec les compressions, le Cégep se tournera vers les étudiants.

« Il y a des gens qui n'ont pas les moyens de se rendre au Cégep. Il faut que ce soit accessible à tous. »

Coordonnatrice et porte-parole de l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS), Rosalie Racine est consciente des choix difficiles que doit faire l'établissement et rappelle que la direction a fait des efforts de rationalisation à différents endroits.

« On veut accentuer notre mobilisation contre l'austérité du gouvernement », indique-t-elle.

« On espère créer une mobilisation très large », note le président du Syndicat du personnel enseignant (SPECS), Steve McKay, qui n'adhère pas au discours d'austérité du gouvernement.

« L'idée qu'on doit faire notre part, c'est une fausse manière de lancer le débat », souligne-t-il en citant notamment les bénéfices des banques canadiennes qui ont trouvé écho dans les médias hier.

Le conseil d'administration du Cégep de Sherbrooke a adopté une résolution demandant à Québec de renoncer à la dernière compression budgétaire de 400 000 $ qui lui est demandée. L'établissement a subi six coupes au cours des quatre dernières années, représentant environ 3 M$.

Présidente du Syndicat du personnel professionnel (SPPS-CSQ), Verlane Julien-Thouin estime que la qualité de l'éducation sera affectée. « On va faire moins avec moins, on ne fera pas plus. » L'instance syndicale comptait une cinquantaine de membres, mais ce nombre sera revu à la baisse avec les abolitions de postes annoncés.

Selon la direction, la dizaine de postes abolis se traduira par la perte de sept à huit emplois.

La directrice générale du Cégep, Marie-France Bélanger, a fait savoir que les mesures prises ne seront pas suffisantes pour faire face au défi financier.

Une foule estimée entre 200 et 300 personnes a participé à l'action du Cégep, où une grue a été utilisée de façon symbolique pour représenter « la démolition du Cégep de Sherbrooke ». Autour de 200 à 250 personnes ont manifesté à l'Université de Sherbrooke, à l'invitation des différents syndicats. Secrétaire général du Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS, Robert Tétrault se disait satisfait de la participation des gens et de la sortie publique de la rectrice de l'UdeS, Luce Samoisette, mercredi. « Actuellement, c'est décourageant : c'est une tuile après l'autre et la suivante est plus lourde que la précédente. »

Une autre manifestation était aussi prévue hier soir; sa tenue avait largement été relayée sur les médias sociaux.

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