Elle veut garder son «chien médical» dans les endroits publics

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La Sherbrookoise Fannie Royer demande de pouvoir se déplacer avec son «chien médial» dans les endroits publics.

Imacom, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) Aux prises avec des troubles anxieux sévères, la Sherbrookoise Fannie Royer demande de pouvoir se déplacer avec son «chien médical» dans les endroits publics.

La femme de 26 ans veut que son chien Merlin puisse la suivre partout dans ses déplacements, car sans lui elle éprouve des problèmes d'anxiété qui l'empêchent de fonctionner normalement.

«J'ai un billet de mon médecin qui dit que je dois avoir mon chien en tout temps. J'ai besoin de lui. Il m'aide à contrôler les problèmes d'anxiété. Mon chien me permet de gérer mon anxiété. C'est comme mon aidant naturel. C'est de la zoothérapie.»

«Il me permet d'être plus en confiance, il me rassure. Sinon, je suis en crise. Je commence à trembler. Je deviens nerveuse. J'ai déjà perdu connaissance.»

Mme Royer, qui est anxieuse de la sorte depuis l'âge de 18 ans, raconte qu'on ne laisse pas entrer son chien au dépanneur près de chez elle. On lui a aussi refusé l'accès au Carrefour de l'Estrie récemment en compagnie de son animal, un croisé golden retriever et colley.

«Comme ce n'est pas un chien Mira, il n'est pas accepté. Mais mon chien se comporte toujours très bien. Mieux que certains chiens Mira même!», lance-t-elle. Il n'est pas reconnu. J'ai fait des démarches. À la SPA, on m'envoie à la Ville de Sherbrooke. À la Ville de Sherbrooke, on m'envoie à la SPA...»

«À ma connaissance, je suis la seule à Sherbrooke dans cette situation. Je veux faire connaître mon histoire. Je veux que mon chien soit accepté dans les endroits publics. Mira ne dresse pas de chien pour les personnes qui ont des problèmes d'anxiété.»

«On ne peut pas fonctionner l'un sans l'autre. Il n'est pas capable de fonctionner sans moi.»


Merlin fait partie de la vie de Fannie Royer depuis deux ans et demi. La Sherbrookoise ne peut travailler en raison de ses problèmes de santé. Son animal de compagnie a été battu dans le passé, croit-elle. Il a besoin d'elle comme sa maîtresse a besoin de son chien.

«On ne peut pas fonctionner l'un sans l'autre, résume-t-elle. Il n'est pas capable de fonctionner sans moi.»

L'autre jour, on lui a indiqué au Carrefour de l'Estrie que son papier du médecin ne tenait pas la route devant l'interdiction de circuler dans le centre commercial avec un chien.

«J'ai piqué une crise», déclare-t-elle.

«Je fais quoi moi? M'isoler parce que mon chien ne peut pas venir avec moi?»

Sécurité

Michel Roy, directeur général du Carrefour de l'Estrie, prend acte des déclarations de la Sherbrookoise. Il l'invite à venir rencontrer la direction du centre commercial pour éclaircir l'affaire. «Pour nous, la priorité c'est la sécurité. Nous sommes un lieu public, mais il faut faire preuve de gros bon sens», dit-il pour mettre en contexte.

«Nous pouvons faire du cas par cas. Les chiens Mira sont tolérés dans le Carrefour, mais il n'y a pas de politique écrite à ce sujet. Il faut que la personne puisse garder le contrôle sur son chien. Nous voulons être très prudents.»

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