Le «Grand Dérangement» chez Hydro et devant l'hôtel de ville (photos)

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(SHERBROOKE) Le mouvement syndical appelé le «Grand Dérangement» contre la réforme des régimes de retraite a eu des effets à Sherbrooke mercredi matin.

Des syndiqués du SCFP ont bloqué l'accès aux bureaux d'Hydro-Sherbrooke sur la rue Roy, exerçant une journée de grève. Les employés cols blancs et les cadres de la société municipale n'ont pu rentrer au travail.

Les manifestants, qui sont en négociation pour le renouvellement de leur convention collective, étaient encadrés par un cordon de sécurité et des policiers qui montaient la garde.

Ils ont laissé les autres employés d'Hydro-Sherbrooke entrer au travail vers 9h30.

Les syndiqués sont entrés au boulot vers 13h.

Autre signe de protestation, les autobus de la STS étaient décorés d'affiches annonçant la «Grande cassure».

On rapporte aussi un ralentissement dans les trajets des circuits d'autobus. Sur les ondes de la radio 107,7 FM, un représentant syndical a laissé entendre que les chauffeurs ne faisaient que respecter les limites de vitesse.

La direction de la STS a déclaré que la situation est revenue à la normale.

Des autos de police ont aussi été décorées généreusement, a-t-on pu observer.

À midi, le «dérangement» s'est transporté devant l'hôtel de ville où des dizaines de syndiqués ont manifesté leur colère. On a déposé symboliquement une boîte de denrées à l'intention des élus sherbrookois.

24 heures

La Coalition syndicale pour la libre négociation tenait mercredi ce qu'elle appelle le «Grand Dérangement», un mouvement de grèves locales de 24 heures et de manifestations dans plusieurs régions du Québec.

Ces coups d'éclat visent à dénoncer le projet de loi 3 sur la réforme des régimes de retraite des employés municipaux.

Le porte-parole de la Coalition, Marc Ranger, a précisé en conférence de presse que 25 groupes étaient en grève. Il n'a livré que peu de détails sur les coups d'éclat à venir en journée mais a promis qu'aucun geste tel le blocage de routes ou de ponts n'aurait lieu.

Il y aura néanmoins des surprises, a-t-il ajouté, tant ce mercredi que la semaine prochaine.

M. Ranger a aussi affirmé que tous les moyens de contestation du projet de loi 3 seront employés par la Coalition, y compris dans la voie juridique, jusqu'en Cour suprême du Canada, s'il le faut. Le projet de loi pourrait être adopté dès la semaine prochaine par les députés de l'Assemblée nationale, possiblement sous bâillon.

Avant l'aube, mercredi, des pompiers de Montréal ont bloqué les principaux accès du Port de Montréal, le long de la rue Notre-Dame Est. Des agents en voitures de patrouille du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) leur ont demandé de ciruler, ce qu'ils ont fait dans le calme, mais ils avaient déjà provoqué une longue attente de camionneurs.

Des syndiqués ont aussi manifesté dans des stations du métro à Montréal et à Laval. D'autres se sont rassemblés devant l'Hôtel de Ville de Montréal, quelques heures avant que le maire, Denis Coderre, tienne une conférence de presse dans un immeuble voisin à l'occasion de la présentation du budget 2015 de la Ville de Montréal.

Une manifestation de policiers de Montréal en congé a aussi éclaté devant les locaux de la Fraternité des policiers de Montréal, rue Gilford.

À Québec, des employés municipaux ont tenté de perturber la sortie des autobus des garages du Réseau de transport de la capitale; la police est intervenue. Un peu plus tard, une manifestation a éclaté devant le chantier du nouvel amphithéâtre multifonctionnel de Québec.

À Gatineau, quatre manifestations ont lieu. Un rassemblement important devrait avoir lieu dans le secteur Hull, en fin d'avant-midi.

Dans sa diatribe contre les élus, mercredi matin, Marc Ranger a prédit qu'un jour, les administrations municipales devront payer le prix de ce qu'il appelle un gâchis dans leurs relations de travail avec leurs employés.

Pour sa part, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a la certitude qu'après l'adoption du projet de loi 3, ses membres seront démotivés et n'auront pas d'intérêt à donner du temps à leur service de police et à l'administration municipale.

 

-  Avec La Presse Canadienne

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