Objectif : manif de 10 000 personnes contre le pétrole

Une journée de mobilisation contre le pétrole regroupant 10 000 personnes.... (Archives Bloomberg)

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(Sherbrooke) Une journée de mobilisation contre le pétrole regroupant 10 000 personnes. Voici la cible que les étudiants du Cégep de Sherbrooke inscrits au cours Le citoyen face au défi environnemental, donné par l'enseignant Jonathan Mayer, tenteront d'atteindre le 6 décembre.

«Certains peuvent penser que c'est irréalisable, mais à Cacouna, qui est une petite municipalité, 2500 personnes se sont réunies. Alors on a comme objectif 10 000 personnes, mais si on obtient 5000 , 6000 ou 7000 personnes, on va quand même se dire mission accomplie», affirme Guillaume Joncas, l'un des étudiants impliqués dans ce projet scolaire.

Au total, ce sont les étudiants de trois groupes, soit environ 90 personnes, qui travaillent sur le projet. Après avoir analysé en classe le sujet donné sélectionné cette année par l'enseignant - le pétrole au Québec -, il a été décidé de dénoncer les projets d'exploitation des ressources pétrolières dans la province, ainsi que le projet Énergie Est de TransCanada.

«Le professeur ne nous a pas imposé d'être contre. On avait quelques pistes, et on y a été par choix démocratique; toutes les classes ont voté. On aurait pu choisir de prôner un moratoire, l'arrêt de l'exploitation ou bien l'exploitation elle-même. On a voté pour l'arrêt», précise Guillaume Joncas.

«C'est un cours qui nous est vraiment utile, ça nous oblige à nous renseigner, à rester à l'affut de toutes les nouvelles qui sortent.»


Une marche citoyenne se tiendra donc au centre-ville de Sherbrooke le 6 décembre; le ralliement aura lieu au Cégep à 13 h. En soirée, un banquet-conférence se tiendra au Cégep entre 17 h 30 et 22 h. Les billets seront en vente au coût de 30 $ par personne.

Un cours «vraiment utile»

Ancrer ses connaissances dans le concret amène une dimension intéressante aux apprentissages, affirment certains des étudiants qui prennent part au projet. «C'est un cours qui nous est vraiment utile, ça nous oblige à nous renseigner, à rester à l'affut de toutes les nouvelles qui sortent», dit pour sa part Fanny Pasquet, qui a notamment participé à la manifestation à Cacouna. «Si on ne s'implique pas, ça ne marchera pas. On n'a pas le choix de mettre des efforts pour que ça réussisse.»

Il s'agit aussi d'une belle façon d'entrer dans le monde de l'implication citoyenne. «Si on reste à chialer devant notre télé, c'est bien beau, mais rien ne va changer. Il faut se mobiliser et faire entendre notre voix», résume Guillaume Joncas.

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