Pas trop jeunes pour la guignolée

Maryse Brochu n'a jamais vécu dans la misère, ce qui ne l'empêche pas d'être... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Maryse Brochu n'a jamais vécu dans la misère, ce qui ne l'empêche pas d'être sensible à la situation des autres. «Quand j'étais plus jeune, mes parents m'ont fait prendre conscience que certaines personnes manquaient de nourriture. J'ai déjà vu mes parents aider les gens dans le besoin, donc ça m'est resté», raconte-t-elle.

Celle qui est aujourd'hui aux commandes d'un service de garde a décidé de rendre la pareille à la génération suivante, en réalisant avec les enfants dont elle s'occupe une guignolée pour Moisson Estrie. «Je me suis demandé : «Pourquoi ne pas apprendre ça aux enfants 0-5 ans?» Si on leur apprend à donner, ça va revenir en quelque part plus tard. C'est un beau geste à leur apprendre, après tout c'est eux qui vont prendre la relève de la société», dit-elle.

Mercredi, dans les rues de l'Aéroport et du Baron (secteur Dubreuil), une voiture recouverte de gouache - pour qu'on ne la manque pas - se remplira tranquillement de boîtes de conserve, sacs de riz et autres denrées non périssables récoltées par les enfants du service de garde de Mme Brochu, qui seront aidés par ceux du service de garde de son amie Nancy Gingras. Une vingtaine de petites mains, donc, qui seront mises à contribution.

Le père de Mme Brochu, celui même qui lui a montré l'exemple, conduira la colorée voiture, déguisé en père Noël. «Les gens vont nous voir et nous entendre!» assure l'éducatrice.

La collecte se déroulera de 9 h 30 à 11 h. «On invite les gens des autres quartiers pour qu'ils viennent nous porter leurs dons!» lance Mme Brochu.

Pour ceux qui ne seraient pas disponibles pendant cette plage horaire, le Marché Dubreuil amassera les dons en denrées et en argent cette même journée jusqu'à 20 h. «Les enfants vont voir que ça fonctionne, qu'on a des dons», espère Maryse Brochu. «Plus tard, ils vont se dire : «On avait cinq ans et ç'avait fonctionné, là, ça ne peut pas faire autrement que de marcher!»«

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