Rapport Robillard: «C'est choquant d'entendre ça», lance Sévigny

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Chloé Cotnoir
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(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke qualifie les recommandations de la Commission Robillard de «choquantes» et «d'irréalistes».

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Bernard Sévigny

Archives La Tribune, Jessica Garneau

«J'ai l'impression qu'on nous sert un mauvais film qu'on vient juste de nous jouer avec les compressions de 300 millions», déclare Bernard Sévigny.

Dans son rapport partiel présenté dimanche, la Commission Robillard préconise des économies pouvant aller jusqu'à 1,3 milliard de dollars auprès des municipalités.

Sa présidente, Lucienne Robillard, est d'avis que cette ponction pourrait se faire sans hausse de taxe pour les citoyens.

«C'est illusoire de penser qu'on peut couper autant dans les transferts aux municipalités sans hausser le compte de taxes des citoyens», prévient M. Sévigny, qui rappelle s'être engagé à limiter, dans la mesure du possible, la hausse de taxe foncière à l'indice du prix à la consommation.

Le rapport souligne notamment l'augmentation annuelle des dépenses des villes, de 5,8 %, alors que le gouvernement du Québec veut restreindre la croissance des dépenses à 1,9 % cette année et à 1,3 % l'an prochain.

«C'est un peu grossier de souligner que nos dépenses augmentent de 5,8 % alors que le gouvernement ne cesse d'augmenter nos responsabilités. Prenez le schéma de couverture de risque par exemple. Québec nous exige de construire d'autres casernes, d'engager plus de pompiers, etc. Tout ça, ça représente des dépenses importantes pour nous.

«Pour ce qui est des salaires des employés municipaux, c'est vrai qu'ils sont plus élevés, mais si Québec acceptait de nous donner les outils nécessaires pour avoir un rapport de force lors des négociations, nous pourrions redresser la situation», souligne le maire de Sherbrooke.

«Rapport préliminaire»

Bernard Sévigny est d'avis qu'il faut toutefois attendre la réponse du gouvernement concernant ce rapport avant de «monter aux barricades».

«Il faut prendre ce rapport pour ce qu'il est, c'est-à-dire un rapport préliminaire. J'ai toutefois très hâte d'entendre le ministre Pierre Moreau, ainsi que le premier ministre Couillard à propos de ces recommandations.»

Selon M. Sévigny, il serait préférable pour le gouvernement de ne pas suivre ces recommandations, particulièrement dans le contexte de négociation du pacte fiscal pour les années 2016-2021 qui s'apprête à débuter.

«Les négociations doivent commencer en janvier 2015. Espérons qu'elles ne commencent pas avec ce spectre de 1,3 G$, sinon là c'est vrai qu'on va se battre», prévient M. Sévigny.

Le maire de Sherbrooke, qui est également premier vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), s'est entretenu en début de journée avec Suzanne Roy, présidente de l'UMQ.

«Elle est découragée et outrée. Ils doivent arrêter de tout pelleter dans la cour des municipalités. Savent-ils ce qu'est un gouvernement de proximité? Ils doivent nous donner des outils, des sources de revenus supplémentaires et nous laisser gouverner», s'exclame-t-il.

Ces possibles nouvelles compressions animeront certainement les discussions entre les élus de Sherbrooke réunis en fin de semaine prochaine en lac-à-l'épaule afin de boucler le budget de la Ville pour l'année 2015.

Rappelons que ce sont finalement 4,3 M$ que les élus sherbrookois devront trouver, à la suite des compressions de 300 M$ imposées au monde municipal dans la négociation du pacte fiscal 2015.

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