Alcool, de drogue et de cigarettes: quels risques courent les filles?

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Julie-Soleil Meeson

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) La consommation d'alcool, de drogue et de cigarettes fait partie de la vie des jeunes d'aujourd'hui. Existent-ils des liens entre la consommation de ces substances psychoactives et les risques liés à la santé mentale, notamment chez les filles? Et comment peut-on prévenir ces risques?

Ce sont là quelques-unes des pistes qu'a voulu explorer le Groupe de recherche et d'intervention psychosociale (G.R.I.P.) de Montréal dans une étude qualitative menée cet été auprès de 13 jeunes femmes âgées entre 19 et 22 ans et dont les grandes lignes ont été dévoilées jeudi lors du colloque intitulé « Trente ans d'intervention féministe en prévention des dépendances » organisé par l'organisme sherbrookois Élixir et auquel 115 personnes ont participé.

La directrice du G.R.I.P., Julie-Soleil Meeson, a expliqué que les 13 jeunes femmes faisaient partie de trois catégories de consommatrices : récréatives, à risques et problématiques.

« Ce qu'on voulait vraiment voir, c'est qu'est-ce qu'on peut faire en amont pour que ces filles-là ne se rendent pas aux filles problématiques. Qu'est-ce que les filles récréatives font comparées aux filles problématiques? Quels sont leurs mécanismes de coping et de voir qu'est-ce qu'on peut faire nous comme intervenants ou comme organisation pour aider les intervenants? Parce que notre organisme développe beaucoup d'outils destinés à prévenir ce type de comportements avant d'atteindre le cycle de la dépendance. »

Parmi les problématiques en émergence figurent celles liées à la performance et à l'apparence, ajoute Mme Meeson. « Vouloir être plus maigre, plus belle sont des problématiques qu'on voit davantage aujourd'hui. Même chose pour l'automutilation. Sur les treize filles que nous avons étudiées, huit nous ont dit s'être automutilées. C'est quand même inquiétant dans la mesure où c'est une nouvelle stratégie de gestion des émotions dont on commence à peine à parler. Et c'est un phénomène qu'on a observé autant chez les fillesrécréatives que chez les filles à risques », constate la directrice du G.R.I.P.

« C'est une étude qui nous a permis de confirmer certaines choses qu'on fait déjà, c'est-à-dire travailler sur l'estime de soi, de trouver d'autres mécanismes de résolution de conflits. Mais c'est aussi une étude qui nous amène à travailler davantage sur les besoins individuels. En étant sur le terrain, les intervenants ont davantage la possibilité de répondre directement aux besoins plutôt que d'attendre que les risques deviennent plus élevés. »

L'étude sera publiée en janvier dans le journal L'Intervenant, de l'Association des intervenants en toxicomanie du Québec (ATIQ).

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