Quotas pour les policiers: la sécurité avant les dollars, dit Denault

La Ville de Sherbrooke gère son service de police en plaçant la sécurité à... (Archives La Tribune, Claude Poulin)

Agrandir

Archives La Tribune, Claude Poulin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke gère son service de police en plaçant la sécurité à l'avant-plan et non l'atteinte d'objectif en terme de quotas de contraventions à atteindre. Telle est la perception du président du comité de sécurité publique à la Ville de Sherbrooke, le conseiller municipal Marc Denault.

Marc Denault... (Archives La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Marc Denault

Archives La Tribune

Il estime qu'une loi contre les quotas de contraventions telle que réclamée par les syndicats des policiers municipaux du Québec n'est pas nécessaire. Il soutient que la Ville de Sherbrooke n'a jamais anticipé aller chercher un manque à gagner par une non-atteinte d'un nombre de constats d'infractions dans le budghet du service de police.

«Nos policiers ont toujours agi de façon professionnelle. Même lors des moyens de pression, ils ont toujours continué à bien faire leur travail», rappelle Marc Denault.

«Nous anticipons des revenus d'environ 4, 5 millions $ cette année en constats d'infraction pour un budget de 30 millions $ au SPS.»


Selon lui, il n'y a pas lieu d'établir un lien entre le budget alloué au Service de police de Sherbrooke et le nombre de constats d'infraction distribués.

«Nous anticipons des revenus d'environ 4, 5 millions $ cette année en constats d'infraction pour un budget de 30 millions $ au SPS. Même si cette prévision budgétaire n'est pas atteinte, nous n'avons pas l'intention de couper d'autant le budget du SPS. En 2014, il semble y avoir une réduction significative des constats d'infractions émis et il n'est pas question de couper au service de police. Il serait irréaliste de ne pas prévoir les rentrées d'argent qui proviennent des constats d'infraction sur le budget annuel de plus de 300 millions $ de la Ville de Sherbrooke», assure Marc Denault.

Il joint sa voix à celle du directeur du SPS Robert Pednault en affirmant que la remise de constats d'infraction fait partie du travail policier.

«Je ne crois pas que demander à un policier de remettre un constat d'infraction par quart de travail soit abusif. Les citoyens nous relatent régulièrement des problèmes de vitesse ou d'autres infractions au Code de la sécurité routière dans les quartiers. L'objectif de remettre des constats d'infraction n'est pas monétaire. Malheureusement, c'est la seule façon pour certains automobilistes de comprendre», estime le conseiller municipal.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer