Centre récréatif Rock Forest: l'aide de la Ville a atteint sa limite

L'aide financière de la Ville de Sherbrooke envers le Centre récréatif Rock... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) L'aide financière de la Ville de Sherbrooke envers le Centre récréatif Rock Forest « a atteint un seuil » au-delà duquel la Ville ne peut plus aller, a indiqué hier à La Tribune Marie-France Delage, directrice générale adjointe, relations avec la communauté à la Ville de Sherbrooke, au sujet de la situation financière de la Corporation de développement économique social et communautaire (CDESC) qui est chargé de la gestion de l'aréna et du centre de tennis du CRRF.

Mercredi, La Tribune révélait que l'organisme sans but lucratif (OSBL) traîne un prêt hypothécaire de 3,3 M$ (adossé à des actifs de plus de 5 M$) dont le remboursement est assumé à 95 % par la Ville. Cette caution représente des déboursés de 245 000 $ par année pour la Ville.

À cette somme, s'ajoute une « assistance financière » de 122 000 $ afin de « permettre à l'organisme de remplir sa mission » et une somme d'environ 247 000 $ sous forme de location d'heures de glace. Au total, la contribution de la Ville envers la CDESC s'élève donc cette année à 614 000 $ sur un budget de fonctionnement de 1,1 M$.

« C'est vrai que ça peut paraître beaucoup, admet Mme Delage, mais lorsqu'on regarde le ratio d'endettement par rapport aux actifs, cela nous semble encore acceptable. Surtout compte tenu du rôle que joue le Centre récréatif en termes d'infrastructures de loisirs, d'équipement de proximité et de services à la communauté. »

Celle-ci rappelle que le CRRF était à l'origine un équipement municipal ayant appartenu à la Ville de Rock Forest. La municipalité l'a ensuite cédé à la CDESC avant les fusions municipales de 2002. « C'est un équipement vieillissant auquel on a dû apporter des rénovations majeures », a-t-elle rappelé en faisant référence à la réfection de la dalle en 2009 qui a coûté plus d'un million de dollars.

Le fait de cautionner un prêt contracté par un OSBL n'est pas unique à la CDESC, précise en outre Mme Delage, puisque la caution d'une Ville permet aux OSBL de bénéficier de meilleures conditions d'emprunt. Cela dit, elle reconnaît que la contribution de la Ville dans le financement du Centre récréatif Rock Forest représente « un cas unique » parmi tous les OSBL reconnus par la Ville.

Pour ce qui est des inquiétudes soulevées dans notre édition d'hier par le président de la CDESC, Bernard Denault, voulant que l'organisme ne pourra survivre indéfiniment dans une telle situation financière, Mme Delage indique que la Ville est « soucieuse » d'y apporter un soutien adéquat.

Méthode de gestion

« Est-ce que les administrateurs devraient revoir leur méthode de gestion? Peut-être. Actuellement, on sait que c'est géré de façon traditionnelle. Est-ce qu'ils peuvent explorer d'autres façons de faire qui leur permettraient de gérer des revenus supplémentaires? Comme le mentionnait M. Denault, est-ce que la recherche de commandites est la solution? Ce sont des choses qu'on peut explorer avec eux, a évoqué Mme Delage, mais une chose est certaine, notre contribution financière, elle, a atteint un seuil qu'on ne peut pas dépasser ».

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