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SPS: un «rendement minimal» de 70 constats par jour

Le Service de police de Sherbrooke s'attend à ce que ses policiers distribuent... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Le Service de police de Sherbrooke s'attend à ce que ses policiers distribuent un minimum de 70 constats d'infraction par jour.

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 Robin Côté 

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Une note interne de la direction du SPS obtenue par La Tribune fait état que les policiers doivent remettre 25 à 26 constats d'infractions sur la relève de jour, 16 à 18 sur la relève de soir, 14 sur celle de nuit et 14 pour la relève intermédiaire de nuit, soit de 19 h à 4 h du matin.

Ces «attentes» ne tiennent pas compte des constats remis par l'escouade circulation ou l'unité spéciale circulation.

Selon cette missive, la direction du SPS constate que «les objectifs quantitatifs ne sont pas atteints, et cela de façon significative». De nombreuses rencontres, discussions et présentations du portrait des rendements individuels ont été présentées aux policiers avant la diffusion de cette note interne.

Mesure spéciale

La direction du SPS a mis en place une mesure spéciale pour pallier à cette non-atteinte du «rendement minimal». Depuis le 27 octobre dernier, un patrouilleur est retranché «obligatoirement» de la relève régulière pour être affecté spécialement à la remise de constats d'infractions. Le rendement de policier de «surveillance spéciale au code de la routière» (SSCSR) est de huit constats d'infraction le jour et de huit pour celui de la nuit.

«Ce véhicule en solo ne pourra en aucun temps être assigné à la réponse des appels, sauf en ce qui concerne des appels où il y a danger pour l'intégrité d'une personne. Cette exception devra nécessairement être justifiée par le sergent de poste», spécifie la note interne du SPS.

Le chargé de relève devra s'assurer du rendement minimal de son équipe, de l'affectation spéciale demandée.

«C'est un problème qui est présent dans plusieurs corps municipaux du Québec.»


La direction du SPS se dit consciente que le «contexte n'est pas mobilisateur». «Ce niveau de rendement est fixé et connu depuis plusieurs années et n'a jamais été modifié ou contesté.» Un suivi sera effectué tous les jours.

Le président de l'Association des policiers et policières de Sherbrooke (APPS) Robin Côté a été mis au fait de cette note interne.

«C'est un problème qui est présent dans plusieurs corps municipaux du Québec. Il fait l'objet d'une réflexion de la part de la Fédération des policiers municipaux du Québec. On se demande si ce sont des escouades de sécurité routière ou de sécurité financière», demande Robin Côté.

Ce dernier est dérangé par le fait que des patrouilleurs doivent être retirés de la patrouille pour être affectés à distribuer des constats d'infraction.

«Chaque automne, nous recevons un rappel concernant certains objectifs. Cependant, on se questionne sur la véritable intention de la Ville qui est peut-être de réussir à boucler son budget. On espère que non. Je ne comprends pas que nous soyons rendus à accumuler les appels pour remettre des tickets», déplore Robin Côté.

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