Centre récréatif Rock Forest : une dette de 3,3 M$

L'organisme sans but lucratif qui gère le Centre récréatif Rock Forest (CRRF)... (Archives, la tribune)

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Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) L'organisme sans but lucratif qui gère le Centre récréatif Rock Forest (CRRF) est aux prises depuis cinq ans avec une dette accumulée de 3,3 M$, que la Ville de Sherbrooke cautionne en acquittant une partie de l'hypothèque rattachée à l'édifice contenant une centre de tennis intérieur et un aréna.

Selon ce que La Tribune a appris, le conseil d'administration de la Corporation de développement économique social et communautaire de Rock Forest (CDESC) a entériné en juin des états financiers faisant état d'une dette accumulée de 3,3 M$. Un boulet qui risque de s'alourdir au cours des prochains mois puisque le système d'éclairage, construit il y a 35 ans, doit être refait et que deux fuites de fréon survenues au cours des derniers mois ont nécessité des réparations non prévues au budget d'exploitation de la CDESC.

Selon le président du conseil d'administration de la CDESC, Bernard Denault, la dette de 3,3 M$ s'explique en partie par les faibles sommes investies au fil des ans dans l'amélioration du bâtiment et ce, jusqu'en 2009. Cette année-là, des sommes importantes ont dû être consenties, notamment dans la réfection de l'aréna ainsi que dans l'aménagement de nouvelles surfaces de tennis.

« On ne faisait pas de déficit à l'époque parce qu'on ne faisait pratiquement pas d'immobilisation », justifie M. Denault qui a été élu à la présidence de la CDESC il y a deux ans et demi.

«Lorsque nous avons obtenu les Jeux, des inspecteurs en bâtiment sont venus visiter l'édifice de fond en comble.»


Outre les travaux de réfection de 2009, l'obtention des Jeux d'été du Canada de 2013 a aussi nécessité des dépenses supplémentaires d'environ 900 000 $, qui se sont ajoutées au déficit d'opération de la CDESC. 

« Lorsque nous avons obtenu les Jeux, des inspecteurs en bâtiment sont venus visiter l'édifice de fond en comble, explique M. Denault. Comme l'édifice ne correspondait tout à fait pas aux normes des Jeux, il a fallu investir pour mettre à jour nos installations, notamment en matière de sécurité contre les incendies. »

Cela dit, M. Denault reconnaît qu'une dette accumulée de 3,3 M$ représente un fardeau considérable pour un organisme sans but lucratif comme la CDESC. « On ne pourra pas fonctionner comme ça indéfiniment. Sans la caution de la Ville, on serait acculé à la faillite, c'est évident... ».

Selon M. Denault, la survie de la CDESC doit nécessairement passer par une augmentation de ses revenus.

« On a pensé demander à la Ville d'augmenter sa contribution, mais dans le contexte actuel des finances publiques, ce n'est pas très réaliste. On regarde présentement du côté de la commandite, mais là encore, des entreprises qui seraient prêtes à investir pour obtenir de la visibilité, à Sherbrooke, ce n'est pas évident », de reconnaître M. Denault.

La Ville de Sherbrooke doit pour sa part réagir aujourd'hui quant à la façon dont elle entend poursuivre sa collaboration avec la CDESC.

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