Hausse de frais en vue pour les étudiants

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(SHERBROOKE) L'année financière 2014-2015 n'est pas encore terminée que l'Université de Sherbrooke anticipe déjà l'année 2015-2016, où elle devra faire face à quelque 22,5 M $ en compressions. La direction de l'institution a rencontré ses syndicats, lundi, afin de faire un état de la situation.

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 Martin Buteau

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Les étudiants sont appelés en renfort : un comité de travail a été créé afin de se pencher sur l'augmentation des frais institutionnels obligatoires (FIO). En contrepartie, tout indique que le programme de libre accès au transport au commun sera renouvelé en janvier 2015.

«C'est une estimation en fonction de l'information qu'on a. Ce montant pourrait être affecté par le prochain budget provincial», indique le vice-recteur aux ressources humaines et financières, Martin Buteau, également recteur adjoint, à propos de l'année 2015-2016. Il a pris part à la rencontre avec les syndicats. «On leur a expliqué qu'on ne peut y arriver si on n'a pas leur aide.»

M. Buteau ne s'est toutefois pas avancé sur les nouvelles mesures qui pourraient être mises en place.

L'UdeS doit éviter de faire un déficit en 2014-2015, sinon elle devra présenter un plan de redressement à Québec.

«J'ai déjà rencontré les associations étudiantes. On n'a pas encore fixé de montant ou de modalité.»


L'institution s'attendait à 20 M $ de coupes pour 2015-2016. «Ça, c'était avant l'annonce officielle de la compression de 31 M $ (NDLR : pour l'ensemble des universités de la province)», indique M. Buteau. Il faut maintenant parler d'un montant de l'ordre de 22,5 M$. Et il s'agit d'une estimation.

«Ça peut continuer d'évoluer», ajoute-t-il en rappelant que le portrait pourrait encore changer, notamment avec le budget provincial.

En 2014-2015, les compressions sont de l'ordre de 19 M $. Des compressions de 17,7 M $ et ensuite de 1,4 M $ se sont ajoutées après l'adoption du budget, indique M. Buteau.

Président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UdeS (SCCCUS), André Poulin indique que la rencontre n'a pas permis d'en apprendre beaucoup. «Ils vont demander l'effort de tous les groupes», souligne-t-il.

L'institution entend aller chercher des revenus en augmentant les frais institutionnels obligatoires (FIO), aussi appelés frais afférents. Ceux-ci, qui s'appliquent pour différents services destinés aux étudiants, s'ajoutent aux droits de scolarité. En 2013, selon les dernières données disponibles, ces frais oscillaient autour de 550 $ annuellement à l'UdeS.

«J'ai déjà rencontré les associations étudiantes. On n'a pas encore fixé de montant ou de modalité», note M. Buteau, en soulignant que le comité de travail se pencherait sur la question. Pour augmenter les FIO, l'UdeS doit s'entendre avec ses associations étudiantes. L'UdeS n'est pas la seule à opter pour cette avenue; c'est aussi le cas de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), indique M. Buteau.

Joint par La Tribune, le porte-parole de la Fédération étudiante de l'UdeS (FEUS), Joël Vaudeville, a souligné que la FEUS était contre une hausse des FIO. «On est ouvert à entendre les arguments du vice-recteur», commente M. Vaudeville en ajoutant qu'il aurait plus de détails au cours des prochains jours.

Interrogé sur la survie du programme de libre accès au transport en commun, M. Buteau s'est montré confiant de renouveler l'entente «sous peu».

Celle-ci est en fait sur le point d'être renouvelée. «On va renouveler en janvier 2015. L'augmentation va se chiffrer à l'inflation; il n'y a pas beaucoup de modifications au contrat», confirme Joël Vaudeville.

Lorsque l'entente a été conclue en 2004, les étudiants pouvaient avoir accès au transport en commun gratuitement. Depuis 2010, les étudiants de l'UdeS doivent cependant assumer une partie des frais. Ainsi, pour la session d'automne, les coûts étaient de 29,67 $. Ce programme, qui permet aux étudiants d'avoir accès au transport en commun à moindre coût, a permis à l'UdeS de se distinguer à plus d'une reprise.

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