Les chargés de cours acceptent l'entente de principe

Les chargés de cours ont entériné l'entente de principe intervenue avec... (Imacom, Frédéric Côté)

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(SHERBROOKE) Les chargés de cours ont entériné l'entente de principe intervenue avec l'Université de Sherbrooke, lundi soir, presque à l'unanimité. En plus d'obtenir une meilleure représentation au sein de différentes instances de l'institution, ils obtiennent des augmentations salariales de 1,75 % pour 2013 et 2 % en 2014.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UdeS (SCCCUS) réclamait un rattrapage salarial pour les chargés de cours à forfait, une cinquantaine au total. Ceux-ci obtiennent un rattrapage salarial de 4 %, en plus des augmentations salariales consenties aux membres du SCCCUS.

Le président du SCCCUS, André Poulin, se réjouissait de l'augmentation salariale qui sera payée rétroactivement au 1er avril 2013, un point que le syndicat voulait obtenir et qui était loin d'être gagné.

Les augmentations de 2013 et 2014 sont conformes à la politique salariale gouvernementale (PSG), selon M. Poulin. Quant à 2015, le SCCCUS devra négocier avec l'UdeS, puisque les paramètres financiers de la PSG ne sont pas encore connus. La convention s'étirera jusqu'en mars 2018. «On devra rouvrir la convention pour les prochaines années», dit-il en faisant allusion aux paramètres financiers inconnus.

Reste à voir, cependant, à quel moment le contrat de travail pourra être signé : au plus tôt en décembre, sinon en janvier. Les négociations pour l'augmentation salariale de 2015 seront la lutte de tous les syndicats, croit M. Poulin. «L'UdeS veut revoir les paramètres de tous les syndicats. Tous les syndicats vont tomber en négociation en 2015.»

Environ 150 membres ont pris part à l'assemblée générale, hier soir, afin de se prononcer sur l'entente de principe.

Du nombre, une personne a voté contre et trois abstentions ont été recensées. Le SCCCUS compte quelque 2500 membres, dont 1136 qui enseignent cette session-ci.

«On a fait des gains majeurs au chapitre de la représentation», commente M. Poulin. Ainsi, les chargés de cours seront désormais présents aux assemblées départementales, ce qui n'était pas le cas auparavant. «C'est là que se prennent les décisions sur les cours qui vont être enseignés», note M. Poulin, lorsqu'on l'interroge sur l'importance d'y être présents.

Il estime aussi que le SCCCUS a fait des avancées importantes en matière de propriété intellectuelle. «Tout ce que fait un chargé de cours est à lui, à moins qu'il y ait un contrat spécifique pour monter un cours.» «Les membres sont satisfaits», estime M. Poulin.

Interrogé à savoir ce qui avait permis de dénouer l'impasse, M. Poulin répond : «La conciliatrice, et notre démonstration que l'on était prêt à aller jusqu'au geste ultime.»

Les deux parties ont tenu 24 rencontres avant qu'une conciliatrice ne fasse son arrivée dans le dossier. Le SCCCUS avait fait le dépôt de ses demandes en décembre dernier. La convention collective était échue depuis mai 2011.

Jeudi soir, au terme d'un blitz de rencontres de conciliation, le SCCCUS a déclenché la grève, qui a eu lieu vendredi, juste avant la tenue des portes ouvertes de l'UdeS samedi. Le débrayage n'a toutefois duré qu'une journée, puisque les deux parties en sont arrivées à une entente de principe dans la nuit de vendredi.- Isabelle Pion

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