Chargés de cours: les étudiants quittes pour quelques inquiétudes

Les étudiants de l'Université de Sherbrooke en ont été quittes pour quelques... (Imacom, Julien Chamberland)

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(Sherbrooke) Les étudiants de l'Université de Sherbrooke en ont été quittes pour quelques inquiétudes, alors que la grève des chargés de cours n'aura finalement duré qu'une journée; un vendredi de surcroît, alors que plusieurs d'entre eux n'ont pas de cours.

Dimanche, à la faculté des lettres et sciences humaines, quelques-uns d'entre eux préparaient leur journée du lendemain, un peu irrités tout de même par les désagréments entraînés par la grève.

«Ce qui était difficile pour moi, c'est que j'ai un examen demain [lundi]», donnait en exemple Gabriel Tremblay, étudiant au baccalauréat en Communication, rédaction et multimédia. «C'était assez compliqué d'étudier en sachant que ce n'était pas sûr qu'on aurait l'examen... Si la grève se poursuivait, il était suspendu, et les rumeurs disaient que la grève risquait de durer un petit bout. C'était difficile d'être concentré dans ces conditions», poursuit-il.

Au moins, les étudiants ont su dès le samedi matin que l'évaluation aurait bel et bien lieu. «Mais pour un gros examen comme celui-là, étudier la semaine d'avant en entendant que lundi il n'y aura pas de cours, c'est difficile. On se disait que si la grève était déclenchée le vendredi, c'était sûr que ce ne serait pas réglé pour lundi», relate le jeune homme, penché sur ses notes de grammaire.

Dans un laboratoire informatique, une poignée d'étudiants travaillaient sur un projet d'infographie à remettre aujourd'hui. L'humeur oscillait entre la déception de ne pas pouvoir procrastiner plus longtemps le diptyque à rendre, et le soulagement de savoir que le reste de la session se déroulerait sans heurts.

«Personnellement, j'appuyais les chargés de cours dans leurs démarches, mais j'espérais que ça ne dure pas trop longtemps pour que je puisse finir ma session - qui est la dernière de mon bac - en bonne et due forme», affirmait Sabrina Fournier.

«Pour nous, la plus grande peur serait de se décaler par rapport à notre stage, puisque nous sommes en régime coopératif», a renchéri son collègue Philippe Côté. «Mais on n'a pas eu peur que la session soit annulée : l'autre fois, la grève [NDLR : la grève étudiante de 2012] a duré plusieurs mois et la session n'a pas été annulée», nuance-t-il.

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