À défaut d'acheter... on répare

Le Centre du rasoir voit son atelier de... (IMACOM, Maxime Picard)

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Le Centre du rasoir voit son atelier de réparation fort sollicité ces temps-ci. «Chaque fois que les ventes descendent un peu, les demandes de réparation augmentent», observe le copropriétaire de l'endroit, Jean-Pierre Ménard.

IMACOM, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Quand notre budget devient plus serré, soudainement, acheter une machine à espresso flambant neuve parce que l'ancienne vient de briser n'est plus tellement parmi nos priorités. Comme se passer de caféine est une solution rarement séduisante, on se retourne donc vers la troisième option : faire réparer notre appareil défectueux.

Un scénario un peu suranné, que d'apporter son grille-pain ou son séchoir désuet chez le réparateur? Pas tellement, surtout lorsque l'économie va moins bien.

À preuve, le local de réparations du Centre du rasoir du Carrefour de l'Estrie, qui déborde d'appareils à réparer; certains sont même empilés directement derrière le comptoir de service tellement la demande est forte en ce moment.

«C'est un cycle que l'on voit. Chaque fois que les ventes descendent un peu, les demandes de réparation augmentent», affirme Jean-Pierre Ménard, propriétaire de la succursale sherbrookoise avec sa femme Jacinthe Mercier.

Bien que plusieurs facteurs entrent en ligne de compte - notamment la hausse des achats par internet -, M. Ménard affirme que le contexte économique actuel a un impact sur la baisse des ventes observée dans son commerce. «Avec les mesures d'austérité, les gens en général vont mettre les breaks. Le luxe, ils le remettent à plus tard. Les restaurateurs le voient aussi, la situation ne les aide pas.

«Ici, dans le centre d'achats, on voit que le va-et-vient se ressent moins. Et dans les autres succursales de la chaîne à travers le Québec, on voit qu'il y a aussi une tendance à la baisse.»

Heureusement, M. Ménard et Mme Mercier peuvent compter sur les réparations pour compenser une partie des pertes des ventes. «Par contre, quand tu parles de réparation, tu parles de plus de main-d'oeuvre. Il ne faut pas que ça lâche trop en avant avec les ventes», nuance le copropriétaire.

Le couple, qui gère l'endroit depuis 34 ans, en a toutefois vu d'autres. «Il y a des cycles qui durent de 6 à 8 ans, ce n'est pas la première fois qu'on voit ça», dit M. Ménard.

N'empêche, ils espèrent bien que les affaires vont reprendre dans le temps des fêtes.

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