Les chargés de cours confiants de voir le conflit se régler

Des piquets de grève des chargés de cours... (La Tribune, Claude Plante)

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Des piquets de grève des chargés de cours de l'Université de Sherbrooke sont présents depuis vendredi matin.

La Tribune, Claude Plante

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(SHERBROOKE) L'Université de Sherbrooke tournait au ralenti, vendredi, alors que les chargés de cours de l'institution ont entamé une première journée de grève. Le président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'UdeS (SCCCUS), André Poulin, demeure toutefois confiant pour la suite des choses, et se dit prêt à négocier ce week-end.

Les deux parties devaient se rencontrer de nouveau ce vendredi après-midi, en présence de la conciliatrice.

Le syndicat a déposé jeudi après-midi une proposition globale de règlement. La partie patronale a toutefois fait savoir qu'elle n'était pas en mesure de répondre avant cet après-midi.

Les chargés de cours ont donc commencé la grève ce matin. Les cours offerts par ces derniers ont été annulés. Les cours sont toutefois moins nombreux à la plage horaire le vendredi.

Le SCCCUS représente quelque 2500 membres. Cette session-ci, ce sont plus de 1100 chargés de cours qui offrent de la formation. Certaines facultés sont davantage affectées par le débrayage; on pense entre autres aux facultés d'éducation et lettres et sciences humaines.

Rappelons que les chargés de cours ont voté en faveur de moyen de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée le mois dernier.

La dernière grève des chargés de cours remonte à 1998.

L'Université de Sherbrooke connaît sa troisième grève depuis 2011. Cette année-là, les employés de soutien ont débrayé d'août à décembre; il s'agissait alors du plus long conflit de travail de l'histoire de l'établissement qui fête ses 60 ans. L'année 2012 a quant à elle été marquée par le printemps érable. La grève des étudiants a alors forcé la direction à revoir le calendrier de formation dans certaines facultés.

À la demande de la conciliatrice, les deux parties ne commenteront pas la teneur des échanges.  « La conciliatrice nous a demandé de ne pas faire de négociation sur la place publique. On veut régler, on ne veut pas mettre d'entrave supplémentaire », commente M. Poulin.

Le SCCCUS demande entre autres une meilleure représentation au sein des différents comités de l'institution; plusieurs demandes touchent l'aspect normatif. Au plan salarial, l'instance réclame l'équité avec les autres groupes de syndiqués.

Les employés, une trentaine sur les piquets de grève à l'entrée du campus principal, ont eu la visite de certains de leurs collègues d'autres corps professoraux, dont le président sortant du Syndicat des employées et employés de soutien de l'UdeS (SEESUS), Stéphane Caron. Celui-ci termine son mandat aujourd'hui: Mélanie Cloutier a été élue présidente et succèdera à M. Caron.

Si les deux parties ne s'entendent pas ce vendredi, les membres du SCCCUS seront visibles à l'entrée du campus principal, samedi, alors que l'établissement tient ses portes ouvertes.

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