Le CALACS présente l'anti-calendrier de femmes sexys

Le CALACS-Agression Estrie et Arrimage Estrie ont procédé hier au... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Le CALACS-Agression Estrie et Arrimage Estrie ont procédé hier au lancement d'un calendrier visant à briser l'image de la femme sexy trop souvent associée à ce type de publication. Le calendrier est présenté sur la photo par Stéphanie Tremblay, Julie Witty Chagnon, Carole-Anne Fortin et Sophianne Fillion, des intervenantes des deux organismes.

Imacom, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Les agressions sexuelles non dénoncées qui refont surface et la condamnation d'un gardien de prison cette semaine à Sherbrooke ont un impact sur les demandes d'aide au CALACS-Agression Estrie.

Ce gardien de prison, Benjamin Trépanier-Beaulieu, a été reconnu coupable cette semaine devant le tribunal d'agression sexuelle et de séquestration lors d'un procès de versions contradictoires.

«C'est certain que lorsque des cas d'agressions sexuelles sont médiatisés, ça brasse certaines affaires pour les victimes. Elles souhaitent davantage en parler ou aller chercher de l'aide», explique la porte-parole du CALACS-Agression Estrie, Stéphanie Tremblay.

Elle rappelle que l'un des objectifs de l'organisme n'est pas d'inciter les femmes à dénoncer leur agresseur, mais que les femmes brisent le silence.

«Nous avons simplement le portrait d'un phénomène que nous constations déjà.»

«Ce n'est pas une fin en soi de dénoncer aux services policiers. Cependant, la médiatisation d'un cas où la victime a été crue par les tribunaux peut en inciter certaines à parler. Certaines personnes ne font pas confiance au système judiciaire. Lorsqu'un agresseur est condamné, ça peut convaincre certaines femmes à aller voir les autorités. Nous respectons toutes celles qui choisissent tout de même de garder le silence», mentionne Stéphane Tremblay.

Cette dernière n'est pas étonnée que l'ampleur des dénonciations rendues publiques sur la colline parlementaire à Ottawa ou dans les différents médias dans la foulée de celles rapportées sous le mot-clic #AgressionNonDénoncée.

Calendrier

«Nous avons simplement le portrait d'un phénomène que nous constations déjà. Une femme sur trois est victime à un moment ou un autre d'une agression sexuelle. Cette série de dénonciations peut contribuer à rendre le sujet moins tabou. Une journaliste respectée et crédible comme Michèle Ouimet qui dénonce une situation d'agression qu'elle a vécue peut en inciter d'autres à dénoncer», estime la porte-parole du CALACS-Agression Estrie.

Dans la foulée de ces événements, le CALACS-Agression Estrie procédait jeudi au lancement de la deuxième édition du projet Être pour renverser le discours porté par les calendriers de femmes sexys.

«Nous voulons renverser l'idéologie sexiste de ces calendriers en présentant des images de femmes dans toute leur force et leur diversité», explique Stéphanie Tremblay.

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