Mission Rosetta: des moments de grandes émotions pour Jean de Lafontaine

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L'équipe de la mission Rosetta s'est félicitée une fois que le robot Philae s'est posé sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko.

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(SHERBROOKE) Le président de l'entreprise sherbrookoise NGC Aérospatiale, Jean de Lafontaine, a vécu des moments de grandes émotions, mercredi, alors que le robot Philae s'est posé sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko.

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Jean de Lafontaine

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« C'est unique », lance M. de Lafontaine, qui était assis juste à côté de Klim Tchourioumov, qui a découvert l'existence de la comète aux côtés de sa consoeur Svetlana Guérassimenko en 1969.

Comment décrirait-il la fébrilité à la station de contrôle de Darmstadt, en Allemagne?

« Ah mon Dieu! On pouvait la trancher au couteau! », s'exclame M. de Lafontaine, qui avait très peu dormi au cours des dernières heures.

Comme il a été l'un des ingénieurs à travailler sur cette mission à la fin des années 80, M. de Lafontaine a été invité à se rendre en Allemagne afin de participer en direct à cette mission périlleuse.

Il avait entre autres travaillé à définir et à étudier la faisabilité de la mission Rosetta, qui portait alors un autre nom.

« La compagnie (NGC Aérospatiale) que j'ai créée doit son origine aux travaux que j'ai menés sur cette mission-là », souligne-t-il.

L'euphorie a toutefois laissé la place à certaines incertitudes, mercredi, alors que les scientifiques ont constaté que les harpons du robot Philae ne se sont pas déployés lorsqu'il s'est posé, ce qui pourrait poser plusieurs risques.

« C'est une relative réussite, car il y a beaucoup d'images qui ont été prises dans la descente et une fois sur la surface », note M. de Lafontaine.

« Les scientifiques ont un paquet de données. Il y a un nombre astronomique de publications qui est en préparation. C'est quand même un très beau succès. »

La mission était extrêmement complexe. « Il y a plein de choses qu'on ne connaissait pas à l'avance. »

« On connaissait sa trajectoire, son orbite assez bien, mais sa forme, sa surface gravitationnelle, on les a découverts dans les derniers mois », dit-il à propos de la comète.

Jean de Lafontaine a eu la chance de pouvoir être sur place : même si l'opération avait été retardée, il n'aurait pas pu rester. Les chances d'un report étaient toutefois bien réelles.

«L'astronomie permet de créer des ponts entre les nations; ça permet de réunir les êtres humains dans une quête commune.»


Coordonnateur scientifique et responsable de l'éducation à l'Astrolab du parc national du Mont-Mégantic, Sébastien Giguère a suivi « l'événement historique à l'échelle de l'exploration spatiale » « avec l'intérêt d'un enfant ».

Ce dernier compare les comètes à des briques « ayant permis la création des planètes ». Ces corps planétaires peuvent nous renseigner sur l'origine de l'eau, la composition des molécules organique. Avec Rosetta, les scientifiques espèrent en apprendre sur l'origine du système solaire.

« L'astronomie permet de créer des ponts entre les nations; ça permet de réunir les êtres humains dans une quête commune », commente M. Giguère, en faisant allusion au Jour du souvenir qui s'est tenu la veille.

Selon l'Agence France-Presse (AFP), des personnes d'une quinzaine de pays ont participé à la réalisation de la sonde; environ 2000 personnes ont été mobilisées depuis 20 ans. Le coût de la mission se chiffre à quelque 1,3 milliard d'euros, toujours selon AFP.

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