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Aux premières loges d'une mission spatiale historique

Le président de l'entreprise sherbrookoise NGC Aérospatiale, Jean de... (Photo AFP)

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(SHERBROOKE) Le président de l'entreprise sherbrookoise NGC Aérospatiale, Jean de Lafontaine, sera aux premières loges d'un moment « historique » aujourd'hui : il sera à la station de contrôle de Darmstadt, en Allemagne, lorsque la sonde spatiale Rosetta larguera le robot Philae, qui doit ensuite se poser sur une comète. Une première dans l'histoire.

Jean de Lafontaine... (Archives La Tribune, Jessica Garneau) - image 1.0

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Jean de Lafontaine

Archives La Tribune, Jessica Garneau

À la fin des années 80, M. de Lafontaine a fait partie de l'équipe d'ingénieurs qui a travaillé sur la faisabilité de la mission et il a été invité à y assister. Ce qui va se passer aujourd'hui à quelque 500 millions de kilomètres de la Terre pourrait permettre aux scientifiques de comprendre l'origine du système solaire.

Le robot tentera d'atterrir sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko lors d'une opération extrêmement complexe.

« Les comètes sont les seuls corps planétaires du système solaire qui n'ont pas été affectés depuis la création du système solaire », indique Jean de Lafontaine, professeur à la faculté de génie de l'Université de Sherbrooke.

La mission pourrait permettre de retrouver des traces de l'origine du système solaire. Certains médias ont même avancé qu'elle pourrait nous en apprendre sur l'origine de la vie sur Terre.

Selon M. de Lafontaine, c'est non seulement la première fois qu'un robot atterrisseur se posera sur une comète, mais c'est aussi la première fois qu'un satellite demeure en orbite auprès d'une comète.

Au départ, raconte-t-il, les responsables de la mission visaient la comète Wirtanen, mais en raison de certains délais, ils ont dû se tourner vers Tchourioumov-Guérassimenko.

« Il n'y a pas un grand nombre de comètes qui sont atteignables avec les capacités de propulsion actuelles. Pour atteindre cette comète-là, ça a pris 10 ans. »

«J'y ai travaillé quand l'Agence spatiale européenne (ASE) a décidé d'amorcer cette mission; j'étais du nombre des quatre ingénieurs qui l'ont définie, entre 1987 et 1992.»


La sonde Rosetta a été lancée en 2004.

Jean de Lafontaine a quitté Sherbrooke lundi et sera de retour vendredi afin d'enseigner à ses étudiants. « Je ne veux pas manquer ça, c'est trop historique! » s'exclame le professeur.

Il se réjouissait d'avoir été invité à l'événement, d'autant plus qu'il devait assister à des retrouvailles avec ses anciens collègues.

Il insiste pour dire qu'il ne peut s'attribuer une part de succès dans cette mission, qui a évolué au fil des ans : si l'opération est un succès, ce sera grâce à tous ceux qui y ont travaillé ces dernières années, fait-il valoir.

« J'y ai travaillé quand l'Agence spatiale européenne (ASE) a décidé d'amorcer cette mission; j'étais du nombre des quatre ingénieurs qui l'ont définie, entre 1987 et 1992 », raconte-t-il en entrevue téléphonique, alors qu'il se trouve en Allemagne. À 30 ans, il était le plus jeune de l'équipe. Il a alors travaillé sur les phases servant à définir la mission et à démontrer sa faisabilité. « Notre tâche, c'était de faire approuver la mission par l'ASE. » Il a été un employé de l'ASE pendant près de 10 ans. Avec les études de recherche et développement, il a également été le gestionnaire du volet atterrissage, soit les « opérations de proximité » autour de la comète.

« Je vais être à la station de contrôle, je vais voir les images arriver en temps réel », s'enthousiasme-t-il. Nuance, précise le professeur : on ne peut pas parler officiellement de temps réel, puisque les images prendront environ 30 minutes avant de parvenir à la Terre.

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