Place Nikitotek: réactions partagées des commerçants du centre-ville

Les commerçants du centre-ville ont-ils réellement profité de la présence du... (Imacom, Jessica Garneau)

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(Sherbrooke) Les commerçants du centre-ville ont-ils réellement profité de la présence du spectacle Cow-boys, de Willie à Dolly présenté l'été dernier à la place Nikitotek? Dans un bilan dressé lundi au comité plénier des élus municipaux, les retombées économiques de l'événement étaient évaluées à 948 562 $. Si 90 % des répondants à un sondage ont affirmé avoir fréquenté un restaurant du centre-ville avant ou après le spectacle, le conseiller Marc Denault avait soulevé des doutes devant cette statistique.

Dans une de ses interventions, M. Denault affirmait ne pas avoir senti d'engouement dans les restaurants qu'il fréquente.

Au Bistro Kapzak, le propriétaire Jason Kacprzak assure sentir l'impact d'un produit d'appel à la place Nikitotek tous les étés. « On a souvent du monde qui viennent et qui doivent partir pour le spectacle. L'achalandage supplémentaire est assez important. Je dirais qu'il y a 25 % plus de clients les soirs de représentations. »

M. Kacprzak voit d'un bon oeil la possibilité que Québec Issime signe une entente pour les cinq prochaines années. Il avait par ailleurs pris l'initiative cette année d'offrir des forfaits à l'achat d'une table d'hôte.

Quelques portes plus loin, au Café Bla-Bla, l'impact du spectacle Cow-boys est qualifié de « léger ». « On s'attendait à ce que ça soit mieux. L'an dernier, la présence des 7 doigts de la main avait été vraiment bénéfique. Nous avions connu un meilleur été l'an passé, mais il faut aussi tenir compte de la présentation des Jeux du Canada », commente le copropriétaire Sébastien Mailhot.

« Peut-être que les spec-

tateurs de Cow-boys font moins partie de la clientèle cible de notre établissement », ajoute-t-il.

Le porte-parole de l'Association des gens d'affaires du centre-ville, Jean-François Bédard, affirme que les réactions sont partagées. « Certains restaurants ont vu une différence, d'autres non. Ce que je retiens, c'est que les gradins étaient remplis au tiers. Ce n'est pas mauvais, c'est mieux que rien, mais je ne suis pas prêt à dire que les commerçants ont fait de la grosse business. »

Si M. Bédard ne remet pas en doute la qualité du spectacle de Québec Issime, il s'interroge à savoir si le nombre de représentations devrait être réduit pour remplir les gradins davantage.

« Peu importe le spectacle, nous pourrions améliorer le maillage entre les commerçants et la production. Sur Wellington, King ou Frontenac, ça ne paraissait pas qu'on présentait un spectacle au centre-ville. Il n'y avait pas de fanions ou d'affiches. Il faut une vision d'ensemble plutôt que des ententes avec chaque commerçant individuellement », propose M. Bédard.

À Destination Sherbrooke, on rétorque qu'une rencontre a été organisée tôt dans l'année, avec Commerce Sherbrooke, pour donner de l'information sur le spectacle et recueillir les suggestions de partenariat. Trois restaurateurs avaient adhéré à une entente. L'achat d'oriflammes a été considéré, mais l'investissement aurait été trop important considérant le contrat d'une seule année qui était intervenu avec Québec Issime l'an dernier.

Jean-François Bédard suggère de gérer davantage l'offre et la demande, en créant une rareté avec un produit exclusif. « Peut-être pouvons-nous signer plus qu'un producteur à long terme. Sherbrooke peut avoir un produit d'appel, mais ce ne sera pas avec un spectacle qui est présenté dans d'autres villes. »

Enfin, tout indique que la décision portant sur le toit de la place Nikitotek, mais aussi sur le spectacle qui y sera présenté, ne sera pas prise avant la fin du mois.

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