Le pacte fiscal coûtera 4,3 M$ à la Ville

Nicole Bergeron... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Nicole Bergeron

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(SHERBROOKE) Ce sont finalement 4,3 M$ que les élus sherbrookois devront trouver, à la suite des compressions de 300 M$ imposées au monde municipal dans la négociation du pacte fiscal 2015, pour boucler le budget 2015.

Le directeur du service des finances et trésorier François Poulette a détaillé les sommes que Sherbrooke ne toucherait pas cette année à l'occasion du comité plénier public lundi. Le manque à gagner le plus important s'élève à 3 M$ en raison de la réduction des compensations de taxes pour les immeubles parapublics.

Le remboursement de la taxe de vente du Québec étant réduit, le manque à gagner sera de 620 000 $ dans le budget de fonctionnement et de 615 000 $ dans les dépenses en immobilisation.

Les autres réductions sont liées aux politiques familiales municipales et au programme Municipalité amie des aînés (75 000 $) et à l'entretien de la Route verte (58 050 $).

La conseillère Nicole Bergeron n'apprécie pas du tout l'exercice auquel devront se livrer les municipalités. «C'est un deal que je qualifie d'odieux. Je n'ai pas compris pourquoi nous ne faisons pas front commun contre ce pacte-là. J'en suis à me demander quelle est la pertinence de siéger à l'Union des municipalités du Québec (UMQ) quand les villes de Québec et Montréal concluent les ententes et les autres Villes doivent suivre. Nous n'avons plus de force de frappe», a-t-elle grondé.

«Je suis outrée de voir que nous avons reculé par rapport aux dix dernières années. On nous dit que ce ne sera pas récurrent, mais est-ce qu'il y a vraiment quelqu'un qui croit ça? Oui, il y aura un impact sur les services aux citoyens et sur une hausse de taxes.»

Son collègue Jean-François Rouleau a pour sa part suggéré qu'on scrute le fonctionnement des organismes paramunicipaux pour trouver des économies.

Le maire Bernard Sévigny a rappelé que le montant des coupes, à 300 M$, n'était pas négociable. «Le dilemme devant lequel nous sommes est d'augmenter les revenus ou de diminuer les dépenses. Les marges de manoeuvre sont extrêmement minces. L'exercice budgétaire sera extrêmement difficile. Nous avons un plan de rationalisation, mais nous sommes à étudier s'il nous permettra d'atteindre nos cibles.»

M. Sévigny a aussi réagi aux commentaires de Nicole Bergeron. «Montréal et Québec font partie de l'UMQ. L'impact de ces mesures n'est pas le même pour toutes les villes alors les réactions ne sont pas toutes de la même teneur. L'UMQ, c'est 300 municipalités et nous ne demandons pas à chacun de penser de la même façon. Le consensus sur lequel nous nous sommes entendus est à mon avis le plus salutaire.»

Enfin, le président du comité exécutif Serge Paquin a rappelé que les surplus accumulés de la Ville de Sherbrooke ne sont pas énormes, à 12 M$, et qu'ils «permettent seulement d'être prévoyants».

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