Navette pour les étudiants fêtards: le projet-pilote prolongé de deux semaines

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(SHERBROOKE) Le projet-pilote mené par la Société de transport de Sherbrooke (STS), l'Université de Sherbrooke et ses étudiants pour l'instauration d'un service d'autobus express le jeudi soir, entre le campus universitaire et le centre-ville, a connu le succès escompté. Menée pendant les deux dernières semaines, l'expérience se prolongera d'ailleurs pour deux semaines supplémentaires.

À la suite du ras-le-bol des chauffeurs de la STS, qui se disaient excédés par le comportement des étudiants ivres sur les trajets 8 et 14, le jeudi soir, il avait été établi de mener un projet-pilote le 30 octobre et le 6 novembre. Un autobus portant la mention « spécial » assurait la liaison entre le campus principal et la station du Dépôt avec un seul arrêt en chemin, au coin des rues Galt et de l'Université. Un agent de Garda en civil était présent à l'intérieur pour assurer l'intégrité du chauffeur. Les trajets se tenaient entre 20 h et 23 h 30.

Si l'expérience se poursuit pour encore deux semaines, la Fédération des étudiants de l'Université de Sherbrooke (FEUS) conclut déjà que la navette devrait être permanente. « Le projet-pilote s'est bien passé. À la base, la STS était un peu sceptique, mais le superviseur présent les deux soirs n'avait que des commentaires positifs. Nous avons atteint l'objectif de réduire l'achalandage dans les autobus 8 et 14. J'ai moi-même fait l'aller-retour le premier jeudi pour voir comment ça se passait », commente le porte-parole de la FEUS, Joël Vaudeville.

«Le congrès de la FEUS a pris position pour renouveler le service. Nous voulons une entente pour séparer la facture.»


Aucun problème majeur n'a été signalé selon M. Vaudeville, qui rapporte simplement que des étudiants ont chanté pendant le transport. « Le congrès de la FEUS a pris position pour renouveler le service. Nous voulons une entente pour séparer la facture. »

Selon lui, le coût du service pour 30 semaines d'activités avec alcool oscillerait entre 10 000 et 11 000 $. La FEUS, le Regroupement des étudiants de maîtrise et de doctorat de l'Université de Sherbrooke et l'Université elle-même pourraient partager les coûts.

Une rencontre de tous les intervenants impliqués dans le dossier est d'ailleurs prévue à cet effet le 24 novembre prochain.

À la STS, le président Bruno Vachon précise que les frais liés à la prolongation du projet-pilote sont épongés par l'Université de Sherbrooke. « Le projet s'est bien passé. Les gens se sont bien comportés. L'agent de Garda n'a pas eu besoin d'intervenir. Je n'ai pas le décompte du nombre d'étudiants qui ont utilisé le service, mais il reviendra aux associations de déterminer s'il vaut la peine d'aller de l'avant. Le principe est bon. Nous n'avons pas de raisons de ne pas continuer à offrir ce service qui répond à un besoin de la clientèle. »

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