Santé globale: ouvert à une clientèle sans sélection?

La Fondation santé globale souhaite élargir l'accès au programme santé globale... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) La Fondation santé globale souhaite élargir l'accès au programme santé globale à davantage d'élèves : elle planche sur des projets qui permettraient aux jeunes du secondaire d'y être inscrits sans passer par un processus de sélection. Un projet différencié s'adresserait aussi aux élèves en adaptation scolaire.

Rappelons que cette initiative vise à développer les saines habitudes de vie chez les jeunes, entre autres en les faisant bouger davantage et en les sensibilisant à une saine alimentation. Le programme est actuellement offert dans 13 écoles primaires et 8 au secondaire, réparties en Estrie et ailleurs au Québec.

«Notre objectif est d'en faire profiter le plus grand nombre d'élèves, dont la clientèle en adaptation scolaire», expliquent le président de la Fondation santé globale, Marc Perron, et le trésorier Jean Péloquin, également responsable des campagnes de financement. «C'est une percée importante dans l'évolution du programme de santé globale.»

«Dans nos tournées de promotion, on s'est rendu compte que les écoles avaient des besoins auxquels nous ne pouvions répondre avec le programme dans sa forme actuelle. On a un programme au secondaire s'adressant à des écoles qui veulent offrir une concentration. Ça demande 9 périodes (d'activité physique) par cycle de 9 jours, des conditions d'implantation assez exigeantes. La popularité de ce programme a fait en sorte que les écoles ont eu tellement de demandes qu'elles ont dû choisir des candidats. Au Triolet et à La Montée, les deux écoles de Sherbrooke, elles ont fait un bassin commun de clientèle, de demandes. Elles ont autour de 300-350 demandes par année pour adhérer au programme en secondaire un, et elles en prennent 160. C'est un beau problème», commente M. Péloquin.

Afin d'être admis, les jeunes doivent maintenir des notes de 70 % et plus dans les matières de base, soit en français, mathématiques et anglais.

«Ce n'était pas l'objectif de départ», note M. Perron, en rappelant qu'on souhaite en faire bénéficier le plus grand nombre d'élèves possible.

L'un des projets «s'adressera à M. Mme Tout-le-Monde, sans critère de sélection» et «un autre va s'adresser aux élèves qui sont généralement en adaptation scolaire», explique M. Péloquin.

«On est en train de voir comment on pourra structurer le tout. On s'entend que ça ne pourra pas être neuf périodes d'activité physique sur neuf jours. Ce serait compliqué. On va l'adapter en fonction de la clientèle pour lui permettre de vivre des activités d'éducation à la santé et de plein air, en plus de l'éducation physique régulière, qui correspond à deux périodes par neuf jours. Ce n'est pas beaucoup, ce n'est pas comme ça que tu développes de saines habitudes de vie», commente M. Perron.

Ces nouvelles versions devront d'abord être expérimentées dans des écoles du secondaire; la date de l'implantation officielle n'est donc pas encore arrêtée.

La Fondation travaille aussi en collaboration avec le Cégep de Sherbrooke : les deux partenaires planchent sur un projet destiné aux élèves de sciences humaines. L'implantation est prévue pour l'automne 2016.

Un projet semblable avait déjà été tenté, mais il n'avait pas duré.

«Ceux qui graduent du secondaire pourraient compléter leur formation», indique M. Perron.

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