Enseigner la santé et la sécurité au travail

Robin Castonguay... (Imacom, Jessica Garneau)

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Robin Castonguay

Imacom, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Robin Castonguay, enseignant en charpenterie-menuiserie à l'École professionnelle de Saint-Hyacinthe, était dans un atelier avec sa classe lorsque l'un de ses élèves s'est sectionné le doigt sur un banc de scie. En l'espace de quelques secondes, le cours a complètement basculé : l'étudiant blessé a paniqué, d'autres se sont évanouis en apercevant tout ce sang, et l'enseignant s'est dit qu'il ne voulait plus jamais revivre un tel moment.

« Je devais gérer tout ça : la blessure, l'étudiant concerné et les 24 autres... J'ai réfléchi à ça par la suite et je me suis dit que ça n'avait pas d'allure, donc j'ai mis en place des moyens à l'école pour que ce genre d'accidents ait moins de chances de se reproduire », relate M. Castonguay.

Constatant effectivement une baisse de ceux-ci à la suite des modifications qu'il a mis en place, l'enseignant a réalisé tout l'impact que la vigilance pouvait avoir sur le milieu de travail, et s'est demandé comment il pouvait propager cette bonne nouvelle.

C'est ainsi qu'il a conçu un cours sur la santé et sécurité au travail, qu'il donne depuis trois ans aux étudiants au baccalauréat en Enseignement de la formation professionnelle à l'Université de Sherbrooke. « Ce qui est bon, c'est que ça concerne tous les corps de métier. Les enseignants, les coiffeurs, les mécaniciens, les menuisiers... chaque personne peut appliquer ces apprentissages à sa propre réalité », estime le chargé de cours.

Et les impacts de ce cours à option ont un effet multiplicateur : s'il enseigne une année à un groupe de 30 futurs enseignants, et que ceux-ci côtoient et sensibilisent par la suite environ 80 étudiants dans une année, 2400 étudiants sont réellement touchés par les enseignements de M. Castonguay.

« Ce n'est pas quelque chose qui était dans le curriculum de formation d'un enseignant. C'était survolé », déplore M. Castonguay, qui estime qu'il s'agit pourtant d'un réel « besoin ».

Publicité de la CSST

Robin Castonguay a été honoré pour ses réalisations en recevant le prix national Leader 2014 dans le cadre des Grands Prix santé et sécurité du travail en mai.

Il apparaîtra dès aujourd'hui, pour une semaine, dans une publicité télévisée d'une minute de la CSST. Il a tourné la capsule en présence du célèbre porte-parole des campagnes de santé et sécurité au travail, Claude Legault. « C'était super le fun! Claude Legault, je l'apprécie comme acteur, mais comme être humain, il est encore mieux. Il était accessible et m'a rendu à l'aise », relate M. Castonguay.

On peut voir les publicités à l'adresse www.sionsavait.ca/.

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