La grande réalisation : la gouvernance

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Le maire Bernard Sévigny cible la réforme de la gouvernance comme principal accomplissement au cours de la dernière année.

IMACOM, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) Un an après sa réélection à la mairie, Bernard Sévigny constate que la dynamique à la table du conseil a beaucoup changé. Heureux d'avoir pu obtenir une forme de consensus en matière de gouvernance, pour la réduction du nombre d'élus et d'arrondissements, il admet que le rapatriement de certaines compétences de Destination Sherbrooke constitue sa plus grande déception.

«La grande réalisation a été la gouvernance. Rapidement, nous nous y sommes attaqués. Le résultat a dû être modulé. Les quatre arrondissements ne sont pas ceux pour lesquels nous nous étions engagés, mais heureusement, il y a eu des discussions. Avec les commentaires de Julien (Lachance), de Nicole (Bergeron), de l'UPA, nous avons convenu que l'arrimage du rural était peut-être plus logique entre Brompton et Saint-Élie. Il faut avoir l'humilité et la capacité de s'adapter. Ce qui compte, ce sont les résultats. L'objectif est de faire de réelles économies», commente M. Sévigny.

À l'opposé, le maire aurait aimé éviter la récente réorganisation à Destination Sherbrooke. «Il y a des décisions qui font moins notre affaire, comme remettre en question des éléments du mandat que j'avais concocté moi-même il y a quatre ans. Nous nous sommes retrouvés avec une machine qui, à certains égards, est très performante, mais il y avait 20 % qu'il fallait améliorer. Quand on constate que l'arrimage est plus difficile, il faut avoir le courage de dire que ce sont peut-être des pas que nous avons fait trop vite et revenir en arrière. Ce n'est pas dans ma nature d'être gêné d'admettre que je me suis trompé.»

Même si son parti occupe la moitié des sièges du conseil, Bernard Sévigny estime sentir une certaine opposition à l'hôtel de ville. «Le climat n'est pas le même que celui du premier mandat. Mon approche n'est pas de polariser. Nous avons une plateforme électorale, mais nos engagements ne sont pas amenés en disant que ce sont des projets du Renouveau. Ce sont des projets municipaux. L'objectif est d'avoir le meilleur consensus possible. Honnêtement, à 7 ou 12 conseillers du parti, je ne crois pas que ç'aurait été différent. L'approche aurait été la même. Les décisions qui se prennent à 10 contre 10 ou 11 contre 9, ça ne fait pas des décisions fortes. J'ai pris soin d'intercaler les membres du parti et les indépendants sur les banquettes de l'hôtel de ville et ça témoigne de la façon dont je veux mener les choses.»

M. Sévigny continue de dire que les membres de son parti sont libres de voter selon leurs convictions, sauf pour les engagements du Renouveau. «C'est plus qu'un mythe, c'est une réalité. Chacun est libre de se positionner, mais nous nous permettons de nous influencer. Nous nous rencontrons avant chaque conseil municipal, mais nous ne nous donnons pas de ligne de parti.

«L'important est de maintenir un climat de collaboration, ce qui est plus difficile que ce l'était dans l'autre mandat. Les remises en question sont plus fréquentes. Il y a des indépendants qui se font des caucus aussi avant les séances du conseil et ce n'est ni illégal ni immoral. Ça fait partie du jeu politique. Est-ce que certains se structureront de façon plus formelle en parti de l'opposition? Ça leur appartient.»

Enfin, M. Sévigny ne se formalise pas que des groupes citoyens s'organisent. «C'est normal. Il y a toutes sortes d'agendas derrière ça. Ça fait partie de la démocratie. Moi j'ai une certitude, c'est qu'il y a environ 35 000 personnes qui ont mis un X à côté de mon nom aux dernières élections, et ça, ça s'appelle de la légitimité. Quand on nous challenge, la plupart du temps, c'est parce que les gens ont des préoccupations.»

Dossier complet à lire dans La Tribune du week-end.

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