Terrain contaminé : Irving mise à l'amende

La compagnie Irving a été mise à l'amende par le ministère de l'Environnement,... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) La compagnie Irving a été mise à l'amende par le ministère de l'Environnement, alors qu'elle tarde toujours à effectuer les travaux de décontamination nécessaires sur son terrain de la rue des Quatre-Pins.

Le ministère a émis le 16 septembre une «sanction administrative pécuniaire» de 2500 $ à l'entreprise, qui l'a payée en octobre. Il s'agit de la deuxième fois qu'elle doit s'acquitter de ce montant, l'autre instance remontant à 2012.

La compagnie a été réprimandée «la première fois pour ne pas avoir réalisé les travaux relatifs au plan de réhabilitation autorisé par le ministère dans les temps prévus, et cette fois-ci pour avoir permis l'accumulation d'eau sur le site et entreposé des sols contaminés exposés aux intempéries», explique Daniel Messier, du ministère de l'Environnement.

Une amende trop faible?

Le dossier de décontamination de ce terrain s'éternise. Au moins quatre avis de non-conformité ont été émis par le ministère depuis 2012, et malgré le fait que la bâtisse ait croulé sous les pics des démolisseurs, on attend toujours la décontamination du sol.

Le montant des amendes, qu'on peut imaginer facilement absorbable par une compagnie de cette taille, est-il assez dissuasif? «Ça peut sembler un petit montant pour une grande entreprise, mais les sanctions administratives sont toujours émises en fonction de la gravité de la situation», affirme M. Messier.

Celle-ci n'est pas considérée comme présentant une gravité immédiate. «C'est dans cet esprit-là que le ministère a fait preuve de patience jusqu'à un certain point. Lorsque la santé de la population est en jeu, il y a d'autres moyens», assure le porte-parole.

Celui-ci estime que l'amende semble quand même avoir eu un effet. «Dans une communication récente avec le consultant en environnement de l'entreprise, il semble que les travaux de réhabilitation pourraient reprendre dès la semaine prochaine, et ça pourrait se faire évidemment avant le gel», poursuit-il.

Si ce n'était pas le cas, le ministère pourrait avoir recours à des mesures plus sévères. «Si les travaux ne procèdent pas comme prévu, on pourrait transmettre le dossier au service des enquêtes, et des poursuites pénales pourraient être entreprises, avec des montants beaucoup plus élevés», donne en exemple M. Messier.

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