Le Cégep forcé de «faire moins avec moins»

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(SHERBROOKE) La direction du Cégep de Sherbrooke s'attend à devoir produire un plan de redressement, à la suite de l'adoption d'un budget déficitaire d'environ 500 000 $ en juin dernier.

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Réal Jr Desautels et Marie-France Bélanger

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« Vraisemblablement, lorsqu'on adoptera les états financiers en novembre, on tombera en plan de redressement », indique la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger. Parallèlement, le conseil d'administration multiplie les démarches afin de sensibiliser les élus du monde politique aux impacts des compressions budgétaires.

« Il faut que les gens comprennent que l'éducation, c'est un investissement dans l'avenir; ce n'est pas une dépense, lance le président du conseil d'administration du Cégep de Sherbrooke, Réal Jr Desautels. C'est un investissement dans l'avenir de notre société. Il faut faire comprendre cette vision aux gens qui prennent des décisions », plaide M. Desautels.

M. Desautels et la directrice générale du Cégep, Marie-France Bélanger, ont rencontré et prévoient de nouveau rencontrer des députés de la région.

L'institution collégiale a dû adopter un budget déficitaire en dépit de ses efforts de rationalisation, qui se sont traduits entre autres par la coupe de neuf emplois, la réduction des frais de déplacement, la fin de projet de développement durable, etc.

À l'instar des autres établissements collégiaux, le Cégep de Sherbrooke a dû faire face à plus d'une vague de compressions ces dernières années. La dernière compression subie, de l'ordre de 500 000 $, est récurrente.

«La baisse démographique nous affecte. On a perdu 500 étudiants depuis 2009...»


L'institution a dû utiliser son solde de fonds afin de faire face à la situation.

« On avait réservé des sommes pour assurer le fonctionnement du CEREFS dans les premières années, le temps qu'on développe des partenariats et qu'on réussisse à louer nos locaux... Ces sommes-là doivent être désaffectées, il faudra plus rapidement que prévu s'autofinancer », indique Mme Bélanger.

L'institution doit aussi composer avec la baisse de l'effectif étudiant. « La baisse démographique nous affecte. On a perdu 500 étudiants depuis 2009... », note Mme Bélanger. Cette réduction se traduit par une perte de revenus.

L'établissement, qui compte un peu plus de 6000 étudiants, se retrouve devant des choix difficiles. « Il y a des programmes, comme maintenance industrielle, qu'on maintient à bout de bras, parce que les entreprises nous disent que c'est un besoin très important. On ne veut pas le fermer, mais en même temps il faut être conscient que ça nous coûte beaucoup », indique Mme Bélanger.

La capacité d'innover du Cégep est-elle compromise? «Ce n'est pas vrai qu'on va continuer à faire plus avec moins, c'est absolument faux. On va s'épuiser, y compris la direction. Faire mieux avec moins non plus. On va faire moins avec moins. Moins comment? Moins où? Je ne sais pas. Il faudra apprendre à dire non, et ça c'est difficile, car les gens ont des idées (...) On va être obligé de prioriser, il y a des choses qu'on ne pourra plus faire », observe Marie-France Bélanger.

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